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Jean-Louis
BORLOO, ministre d’État, ministre de l’Écologie, de
l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du
territoire, Dominique BUSSEREAU, secrétaire d’État chargé
des Transports, et Michèle MERLI, déléguée
interministérielle à la Sécurité routière, présentent une
campagne de prévention nationale pour souligner que
l’inattention engendrée par l’usage du téléphone au volant
peut avoir des conséquences dramatiques sur la route.
Du 30 novembre au 21 décembre 2008, un film publicitaire et
un message radio seront diffusés sur les antennes de médias
nationaux et locaux et sur Internet.
« La
conduite est une activité à part entière, qui nécessite à
chaque instant 100% de l’attention des conducteurs. Nous
savons que téléphoner au volant altère la concentration des
usagers et cette source de distraction peut provoquer des
drames sur la route. Pour sauver toujours plus de vies,
chaque Français doit adopter un usage responsable du
téléphone portable en situation de conduite » souligne
Jean-Louis BORLOO.
Le téléphone, principale cause de distraction des
conducteurs
La conduite nécessite en permanence 100% de
l’attention des conducteurs pour parer les dangers éventuels
pouvant survenir. Téléphoner au volant est une source de
distraction
qui altère la concentration des conducteurs, en détournant
leur attention de la circulation.
Conduire en téléphonant provoque également les effets
suivants (1) :
-
une certaine fixité du regard
qui se traduit par une négligence de surveillance notamment
dans les rétroviseurs du champ périphérique ;
-
une moins bonne appréciation et
perception des situations, une altération de l’attention
allouée à la conduite ;
-
une augmentation du rythme
cardiaque, traduisant une augmentation de la charge
mentale liée à la difficulté de réaliser simultanément deux
tâches ;
Au volant d’un véhicule, au guidon d’un deux-roues, qu’il
soit ou non motorisé, une seconde de distraction peut avoir
des conséquences dramatiques : en cas d’imprévu, le temps
de réaction pour un conducteur au téléphone augmente
de 50% en moyenne. La distance d’arrêt du véhicule en
cas d’urgence est donc plus grande et peut être à l’origine
d’un accident.
Téléphoner en conduisant multiplie par 5
les risques d’accident
Téléphoner au volant est une pratique répandue : 41% des
conducteurs reconnaissent qu’il leur arrive d’utiliser ce
moyen de communication en conduisant (2). 72 % des
conducteurs utilisant leur téléphone portable au volant ont
le sentiment de ne s’être jamais mis en danger en
téléphonant au volant. (3)
Cette pratique est pourtant à l’origine de nombreux
accidents : le téléphone au volant représente aujourd’hui la
4ème cause de mortalité sur la route après l’alcool,
la vitesse et le
non-port de la ceinture de sécurité.
7% des accidents pourraient être évités si aucun
conducteur ne faisait usage d’un téléphone portable en
conduisant. (Source : Observatoire national
interministériel de sécurité routière ONISR, 2007).
Une campagne nationale d’envergure pour
alerter les Français sur les dangers du téléphone en
situation de conduite
Pour faire prendre conscience à tous que le téléphone
portable est une source de distraction qui détourne
l’attention des conducteurs, les pouvoirs publics lancent
une campagne grand public de sensibilisation déployée sur
différents médias. Elle s’adresse à l’ensemble des
usagers de la route qui téléphonent de manière occasionnelle
ou régulière pour des raisons personnelles ou
professionnelles et prévoit :
-
un film de 30 secondes du 30
novembre au 21 décembre 2008, diffusé sur les
chaînes hertziennes nationales, des chaînes de la TNT,
du câble et satellite. Il met en scène un conducteur
engagé dans une conversation téléphonique au volant. Son
esprit, comme celui du téléspectateur, est ailleurs pour
mieux rappeler chacun à la réalité de la route : en
oubliant de ralentir à l’approche d’un feu passé au
rouge, le conducteur au téléphone vient lourdement
percuter le véhicule qui le précède.
-
une campagne radio du 1er au 14
décembre 2008, diffusée sur les grandes stations
nationales, régionales et des DOM-TOM. Le message
rappelle les dangers du téléphone tenu en main au
volant.
-
une campagne vidéo sur Internet
à partir du 30 novembre 2008. Le film de la campagne
sera présent en page d’accueil du site d’hébergement
YouTube le jour du lancement. Il pourra être également
consulté pendant une semaine sur cette plateforme
Internet, à partir des espaces consacrés à l’automobile
ainsi que des rubriques en affinité avec les
conducteurs.
En outre, le réseau des acteurs de la sécurité routière
(préfectures, associations nationales et locales,
entreprises, élus, correspondants des administrations -
Intérieur, Éducation nationale, Justice, etc.) ont à
leur disposition une affiche (40X60 cm).
Elle présente de manière simple et évidente la
distraction de l’esprit lorsqu’on téléphone au volant.
Un flyer d’information rappelle les dangers du téléphone
en situation de conduite.

Téléphone et
conduite : les conseils et bonnes pratiques (4)
Pour les déplacements routiers, le téléphone portable
peut être utile pour rester connecté avec son
environnement - par exemple pour prévenir en cas de
retard ou en cas d’accident - ou encore pour obtenir des
informations sur le trajet.
Il est alors essentiel de respecter des règles
d’utilisation pour ne pas mettre le conducteur et
les autres usagers de la route en péril, que ce soit
pour émettre ou recevoir des appels :
1. Lorsque le conducteur reçoit un appel
Laisser la messagerie répondre
Il existe une solution simple pour ne pas manquer un
appel au volant tout en restant concentré sur la route :
laisser la messagerie répondre. Et, pour ne pas être
distrait ou surpris par la sonnerie du téléphone,
éteindre ou mettre son téléphone sur mode silencieux
sont également des gestes à adopter.
Laisser le passager répondre
Quand le conducteur n’est pas seul dans sa voiture, il
peut laisser le passager répondre au téléphone sans
distraire le conducteur.
Pour la personne qui appelle : s’assurer que son
interlocuteur n’est pas au volant
Penser à demander « es-tu au volant ? » est un réflexe à
adopter lorsque vous téléphonez à quelqu’un. Il est en
effet essentiel de s’assurer que son interlocuteur n’est
pas en train de conduire et peut répondre à l’appel en
toute sécurité.
2. Lorsque le conducteur veut appeler, consulter ou
envoyer un message
S’arrêter dans un lieu approprié
S’arrêter dans un lieu approprié et sécurisé pour soi et
pour les autres (parking, aire de repos, place de
stationnement…) pour écouter ses messages, passer un
coup de fil, lire ou écrire un SMS est autorisé et
conseillé.
Sur autoroute, on s’arrête sur les aires aménagées et
jamais sur les bandes d’arrêt d’urgence. Même si l’on
est témoin d’un accident, on utilise son mobile à
l’arrêt et en lieu sûr.
Laisser le passager passer l’appel ou écrire le SMS
L’envoi comme la réception de SMS et de MMS sont
incompatibles avec la conduite.
Pour consulter ses nouveaux SMS et MMS et en envoyer,
ainsi que pour consulter les services multimédia ou
Internet, le conducteur doit s’arrêter dans un endroit
approprié.
Même s’il s’agit d’informations concernant son
itinéraire !
Quand le conducteur n’est pas seul dans sa voiture, il
peut laisser le passager envoyer ou lire les SMS sans
distraire le conducteur.
Notes :
(1) INRETS, Marie Pierre
Bruyas et André Chapon.
(2) Sondage de la Délégation à la Sécurité et à la
Circulation routières réalisée par LH2, réalisée par
téléphone auprès d’un échantillon de 2004 personnes,
représentatif de la population française âgée de plus de
18 ans, mars 2008.
(3) Baromètre LH2 pour la Délégation à la Sécurité et à
la Circulation routières, avril 2008.
(4) Dépliant Mobile et voiture, sécurité en
route, réalisé par l’Association française des
opérateurs mobiles (AFOM), notamment avec la Sécurité
routière, juin 2006.
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