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Le
décret n°2006-1712 du 23 décembre 2006, publié au journal
officiel du 29 décembre 2006 étend le dispositif d’éducation
à la sécurité routière, afin de sensibiliser et de former
les futurs usagers de la route pour mieux les protéger.
La formation des futurs usagers de la route, un enjeu majeur
de sécurité routière
Face à la sur-exposition des plus jeunes au risque
routier, l’intégration de l’éducation à la sécurité routière
dans le cursus scolaire prend tout son sens. Elle contribue
à cette transmission essentielle d’une culture sécurité
routière. Former les futurs conducteurs en les rendant plus
responsables et davantage conscients des dangers de la route
ne peut que contribuer à faire baisser de manière
significative la mortalité des jeunes sur la route. Diminuer
la sur-exposition des jeunes face aux risques routiers est
l’un des objectifs majeurs des pouvoirs publics.
L’Attestation Scolaire de Sécurité Routière accessible à
tous
Le décret vise à faire bénéficier du dispositif de
l’attestation scolaire de sécurité routière (ASSR) tous les
élèves scolarisés quel que soit leur âge : élèves de
l’enseignement public et privé (sous contrat ou hors
contrat) sous tutelle de l’éducation nationale ou d’autres
ministères, comme par exemple l’agriculture, la justice
(jeunes en maison d’arrêt), la mer et la santé (jeunes
hospitalisés suivis par des associations).
Depuis 1993, la mise en place de l’Attestation Scolaire de
Sécurité Routière (ASSR), permet de vérifier les
connaissances élémentaires de sécurité routière
progressivement acquises par tous les jeunes, tout au long
de la scolarité, à partir des programmes des différentes
disciplines.
L’obtention des ASSR ou à défaut de l'attestation de
sécurité routière (ASR) conditionne en effet la délivrance
du brevet de sécurité routière (BSR) ou du permis de
conduire.
La formation pratique du Brevet de Sécurité routière
ouverte à tout titulaire d’une ASSR ou de l’ASR
Le décret ouvre l’accès à la formation pratique du BSR à
tout titulaire de l’ASSR de second niveau, au même titre que
de l’ASSR de premier niveau ou de l’ASR.
L’ASSR de second niveau est l’aboutissement d’une formation
plus poussée que l’ASSR de premier niveau, il est donc juste
de ne pas pénaliser les jeunes qui n’auraient pas obtenu l’ASSR
de premier niveau.
L’apprentissage anticipé de la conduite (AAC) étendu
L’accès à l’apprentissage anticipé de la conduite (AAC) est
ouvert aux personnes inscrites en formation à la conduite
dans des associations d’insertion ou réinsertion sociale ou
professionnelle agréées. Cette possibilité était auparavant
réservée aux seuls élèves inscrits dans les établissements
d’enseignement, à titre onéreux, de la conduite des
véhicules à moteur et de la sécurité routière (auto-écoles).
Il s’agit, par ce réajustement réglementaire, de faire
bénéficier ce public d’un dispositif pédagogique
particulièrement intéressant pour leur insertion sociale.
Par ailleurs, les titulaires d’un permis probatoire ne
peuvent pas être accompagnateurs des élèves.
L'apprentissage anticipé de la conduite (AAC) est une
formule d'apprentissage qui permet pendant un, deux, voire
trois ans, d'acquérir une expérience de la conduite dans les
conditions de circulation les plus variées possibles, avant
l'obtention du permis de conduire et l'autonomie.
L'AAC permet de connaître un meilleur taux de réussite au
permis de conduire. Enfin, grâce à l'AAC, la durée du permis
probatoire qui est mis en place depuis mars 2004 est de deux
ans au lieu de trois ans (sans infraction entraînant un
retrait de point du permis de conduire).
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