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Gilles de ROBIEN, ministre de l'Équipement,
des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer, a rencontré
les associations de sécurité routière
cet après-midi pour faire le bilan d'un mois de fonctionnement
des premiers appareils de contrôle automatique et les
remercier de leur implication depuis des années pour
lutter contre la violence routière.
Les principaux enseignements de ce mois de fonctionnement
sur les sites équipés :
- les grands excès de vitesse ont quasiment disparu,
- la baisse des vitesses est très nette. Pour exemple,
les radars situés sur l'A12 sont passés de 600
infractions les premiers jours à 85 aujourd'hui.
Après avoir écouté les
associations, Gilles de ROBIEN a redit avec fermeté
que ces premiers résultats "nous motivent pour
ne pas baisser la garde. Certains ajustements seront faits
pour améliorer le système mais nous ne changerons
pas notre objectif : sauver des vies sur les routes".
1.621 vies ont déjà été sauvées
au cours des 12 derniers mois.
Parmi les ajustements nécessaires dont
certains suggérés ou appuyés par ces
mêmes associations :
- la signalisation des appareils de contrôle et des
vitesses : une circulaire adressée aux préfets
demande une meilleure signalisation des radars ;
- l'emplacement des futurs radars : les ministres Gilles DE
ROBIEN et Nicolas SARKOZY ont cosigné le 25 novembre
une circulaire demandant aux préfets d'effectuer avec
les procureurs, les services de l'Équipement et les
élus un examen des lieux d'installation des prochains
radars sur la base des critères suivants : accidentalité,
vitesse pratiquée, difficulté pour les forces
de l'ordre d'effectuer des contrôles classiques.
Les associations et le ministre ont insisté
sur le fait que le système de contrôle automatique
marque la fin des indulgences.
Les associations ont demandé au ministre
de répondre pied à pied à toutes les
critiques, trouvant celles liées à l'argent
perçu suite aux infractions commises, particulièrement
choquantes. En effet, elles ont rappelé que le prix
de l'insécurité routière, au-delà
de la douleur des familles, est de 28 milliards d'€ chaque
année. Par ailleurs, la loi de lutte contre la violence
routière du 12 juin 2003 stipule clairement que les
recettes du système sont obligatoirement consacrées
à la sécurité routière, à
commencer par le financement du système.
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