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La Sécurité routière
et le CCFA (Comité des Constructeurs Français
d'Automobiles) s'associent pour inciter les conducteurs à
utiliser les dispositifs intégrés dans les véhicules
et destinés à un contrôle précis
de la vitesse. Rémy Heitz, Délégué
interministériel à la Sécurité
routière a rappelé à cette occasion que
la vitesse reste le premier facteur d'insécurité
sur la route.
Depuis quelques années, les constructeurs français
d'automobiles proposent aux conducteurs différents
types d'aide à la conduite permettant de maîtriser
leur vitesse. Par un acte volontaire du conducteur, le limiteur
de vitesse, le régulateur de vitesse et l'alerte de
survitesse, donnent la possibilité de respecter les
limitations de vitesse sans avoir l'il fixé au
compteur.
Face à l'enjeu que représente la vitesse pour
la sécurité des usagers de la route, l'utilisation
des aides disponibles aujourd'hui sur le marché automobile
doit être encouragée.
Les quatre premiers mois de l'année 2003 ont été
marqués par une baisse significative des excès
de vitesse, par rapport aux derniers mois de l'année
2002. Mais la vitesse reste un danger majeur. Toutes les études
montrent qu'elle est très souvent un facteur qui provoque
les accidents et qui accroît toujours leur gravité.
Selon les travaux du LAB (Laboratoire d'accidentologie et
de biomécanique GIE PSA-Renault), en cas de choc frontal
avec ceinture, la probabilité d'être tué
est de 2% à 50km/h, de 22% à 60 km/h et passe
à 48% à 70km/h.
La vitesse entraîne systématiquement une situation
de danger potentiel. En effet, dès lors que le conducteur
roule vite ou à une vitesse inappropriée, il
a moins de temps pour réagir et a besoin d'une plus
grande distance pour freiner ou manuvrer (à
130 km/h sur autoroute, une voiture s'arrête en 129
mètres, alors qu'à 160 km/h, la voiture sera
encore à 90 km/h* au bout de ces 129 mètres).
Par ailleurs, plus le véhicule roule vite, plus le
champ de vision du conducteur se réduit. A l'arrêt,
le champ visuel du conducteur est de 180°, à 100
km/h il n'est plus que de 45° et à 150 km/h il
se réduit à un véritable " couloir
". Le conducteur voit moins bien les objets et détails,
il néglige des informations capitales, comme la présence
d'autres usagers ou l'implantation de signalisation.
* données valables sur routes sèches
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