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2007 : 6ème année consécutive de baisse
du nombre de morts sur les routes
Cet été, Karl Lagerfeld soutient la campagne de
sensibilisation
« gilet et triangle » lancée par la Sécurité routière
Jean-Louis Borloo, ministre d’État, ministre de l’Écologie,
de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement
du territoire, Dominique Bussereau, secrétaire d’État chargé
des Transports, et Cécile Petit, déléguée interministérielle
à la Sécurité routière, présentent le bilan définitif de la
sécurité routière en France pour l’année 2007 ainsi que le
dispositif de communication visant à inciter chaque
conducteur à disposer d’un gilet de sécurité et d’un
triangle de pré-signalisation dans son véhicule.
I. Bilan 2007 (France métropolitaine) : recul de 1,9 % de la
mortalité routière
Établi par l’Observatoire national interministériel de
la sécurité routière (ONISR), le bilan annuel définitif de
l’accidentalité routière en 2007, comparé à celui de 2006,
indique que :
- la mortalité a reculé de 1,9 % en 2007 sur les routes
françaises, portant à 4 620 le nombre de personnes tuées.
C’est la sixième année de baisse consécutive, même si, en
2007, ce ralentissement est moins significatif que celui de
l’année 2006 (-11,5 %) ;
- le nombre d'accidents corporels a augmenté de 1,2 %, pour
atteindre 81 272 en 2007 ;
- le nombre de personnes déclarées blessées a augmenté de
1,1 %, avec 103 201 accidents en 2007 ;
- parmi ces blessés, on enregistre une baisse de 5 % des
personnes hospitalisées, soit 38 615.
« Un grand nombre de nos concitoyens a compris que le
seul moyen d’éviter les drames de la route est de respecter
les règles. Pour autant, la situation actuelle n’est pas
acceptable et il nous reste encore beaucoup à faire. C’est
pourquoi, j’appelle à la mobilisation et à la
responsabilisation de chacun pour mener un combat quotidien
contre l’insécurité routière.
Lutter contre l’alcool au volant, faire reculer la mortalité
insupportable des usagers de deux-roues motorisés et des
jeunes, œuvrer pour un respect systématique des règles par
chaque type d’usager, sont des priorités que je souhaite
partager avec chaque Français. Ensemble, parce que nous
sommes tous responsables, nous avons les moyens d’éviter que
la route brise des vies », souligne Jean‑Louis Borloo.
L’alcool demeure le
facteur numéro un d’accident devant la vitesse
L’année 2007 confirme les conséquences du risque alcool,
devenu première cause d’accident de la route depuis 2006,
devant la vitesse. 1 031 décès et 4 790 blessés
hospitalisés sont attribuables à l’alcool.
La part des conducteurs impliqués dans un accident
mortel avec une alcoolémie égale ou supérieure à 0,5 g/l
d’alcool dans le sang est en légère augmentation (17 % en
2007, contre 16,4 % en 2006).
À l’inverse, la baisse des vitesses sur les routes,
enregistrée depuis 2002, se vérifie toujours en 2007.
Les dépassements de la limitation autorisée de plus de
10 km/h reculent pour les véhicules légers, sont stables
pour les poids lourds et remontent pour les motocyclettes.
Quant aux grands excès de vitesse (de plus de 30 km/h), ils
persistent dans les mêmes proportions que l’an dernier.
900 vies auraient pu être épargnées et plus de 7 000 blessés
hospitalisés évités en 2007 si tous les conducteurs
avaient respecté les limitations de vitesse autorisées.
En outre, le permis à points joue un rôle modérateur dans le
comportement des conducteurs de véhicules motorisés en
matière de vitesse. L’analyse des permis invalidés, entre
2004 et 2006, fait apparaître que seulement 15 % des points
retirés résultent d’infractions liées à la vitesse.
La recrudescence de la
mortalité des motocyclistes
Après une année de recul significatif (-12,7 % en 2006),
la mortalité des usagers de motocyclette connaît en 2007 une
augmentation préoccupante.
- L'augmentation du nombre de motocyclistes décédés sur les
routes en 2007 atteint 7,9 %, celle des cyclomotoristes,
2,5 %.
- Alors qu’ils représentent 1,1 % du trafic en France, les
motocyclistes comptabilisent 18 % des personnes tuées sur
les routes, soit 830 personnes.
Ce résultat s’explique en partie par une hausse du
trafic due à l’adoption croissante de la motocyclette comme
moyen de déplacement, notamment en remplacement de la
voiture ou des transports collectifs. Il n’en demeure pas
moins que les comportements à risque sont trop répandus, et
que, si l’on se réfère à d’autres pays européens, la marge
de progrès est importante. Si tous les conducteurs de
motocyclette respectaient les règles en matière d’alcool et
de vitesse, 50 % des accidents dans lesquels ils sont
impliqués auraient pu être évités.
Des résultats contrastés pour
les usagers vulnérables
Le bilan de la sécurité routière en 2007, comparé à
celui de l’année 2006, présente des évolutions
contradictoires pour les populations particulièrement
exposées aux risques routiers :
- La mortalité des cyclistes est en net recul (-21,5 %)
par rapport à l’année précédente, mais cette donnée doit
être atténuée par le fait qu’en 2006, l’évolution du nombre
de cyclistes décédés (+0,6 %) ne suivait pas la baisse
générale de la mortalité sur la route (-11,5 %).
- À l’inverse, davantage de piétons ont perdu la vie,
avec une hausse de 4,9 %.
- Les jeunes paient toujours un tribut important sur
les routes ; alors que les accidents mortels diminuent
une nouvelle fois chez les adolescents de 15 à 17 ans
(-11,1 %) et les jeunes de 18 à 24 ans (-5,4 %), ils
augmentent dans une proportion très importante (+25,2 %)
chez les enfants de 0 à 14 ans.
Concernant le respect des règles de sécurité, l’ONISR
note que le port de la ceinture de sécurité connaît une
nouvelle amélioration, plaçant la France parmi les meilleurs
pays d’Europe pour cette pratique.
Les pays européens, dont on dispose des résultats 2007, ont
connu une hausse du nombre des personnes tuées de 1,3 %. En
2006, les résultats de la France étaient déjà meilleurs que
ceux de l’Europe (-11,5 % pour la France contre -4,6 % pour
le reste de l’Europe).
Consulter le bilan de la sécurité routière en 2007
II. Campagne de sensibilisation « gilet et triangle » : Karl
Lagerfeld soutient la sécurité routière
Le Comité interministériel de la sécurité routière (CISR),
réuni le 13 février 2008, a décidé de rendre obligatoire
la présence, dans tout véhicule en circulation, d’un gilet
de sécurité et d’un triangle de pré-signalisation pour
renforcer la sécurité des usagers de la route en situation
d'arrêt d'urgence (sauf pour les cycles, les deux-roues
motorisés, les véhicules à trois roues et quadricycles à
moteur non-carrossés).
Une campagne média menée
avec un grand nom de la mode…
Une grande campagne de communication est lancée ce
mercredi 18 juin 2008, associant de façon humoristique
l'image prestigieuse de Karl Lagerfeld à l'image utilitaire
du gilet et du triangle. Elle comporte un volet d’affichage
urbain et des messages radio diffusés sur les antennes
généralistes et autoroutières. Un module Internet complète
ce dispositif.
« J’incite chaque conducteur à se munir, d'ores et déjà,
de ces équipements pour les vacances d’été » souligne
Jean-Louis Borloo.
Le gilet de sécurité et le
triangle de pré-signalisation : mode d’emploi
Le gilet de sécurité doit être porté par le conducteur avant
de sortir du véhicule, de nuit comme de jour, quelles que
soient les conditions de visibilité, à la suite d'un
arrêt d'urgence. Le gilet doit être facilement accessible
(dans la boîte à gants, sous le siège, etc.).
Le triangle de pré-signalisation doit se trouver à bord du
véhicule. Après avoir revêtu un gilet de sécurité, le
conducteur doit placer le triangle sur la chaussée à une
distance de 30 mètres au moins de son véhicule ou de
l'obstacle à signaler. S’il est immobilisé en sortie d’un
virage, le triangle doit être installé en amont de l’entrée
de ce virage. L'allumage des feux de détresse reste
obligatoire, lorsque le véhicule en est équipé.
Le gilet de sécurité et le triangle de pré-signalisation
n’écartent pas le danger. Chacun doit se conformer aux
consignes de sécurité propres à certaines situations. Par
exemple, sur autoroute, il est impératif de sortir de son
véhicule, côté passager, et de se placer immédiatement de
l’autre côté de la glissière de sécurité.
Le gilet et le triangle doivent être conformes à la
réglementation en vigueur (marquage Communauté
européenne « CE » pour le gilet et certification par le
marquage « E 27 R » pour le triangle.
Un délai supplémentaire accordé aux Français
Pour que chaque Français puisse s’équiper dans les
meilleures conditions, Jean-Louis Borloo, ministre d’État,
ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement
durable et de l’Aménagement du territoire, annonce que
l'entrée en vigueur des sanctions pour les automobilistes ne
sera applicable qu'à compter du 1er octobre 2008.
À cette date, le non-respect de ces obligations sera
passible d’une contravention de la quatrième classe (amende
forfaitaire de 135 €, amende minorée de 90 €).
« Ne tardez pas, le gilet et le triangle peuvent vous
sauver la vie. Le gouvernement accorde ce délai afin de
permettre à tous les particuliers d'acquérir le gilet et le
triangle et aux professionnels de doter leur flotte »
explique Jean-Louis Borloo.
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Consulter le module internet dédié au gilet de sécurité et
au triangle de pré-signalisation
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