 - Réduire l'écart entre bonne conscience collective et mauvaise foi individuelle
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Par rapport à l'année 2002, la baisse du nombre de tués, amorcée en juin, s'est accélérée au mois de décembre (- 28,7 %) et a continué en janvier (- 33,3 %) et en février (- 35,8 %). Le mois de mars poursuit cette tendance avec une baisse de - 28,5 %. Ces résultats laissent entendre que le grand public a pris conscience des risques de la route mais rien n'est acquis pour autant.
En effet, si une grande majorité de Français reconnaît la vitesse excessive comme l'une des causes majeures de l'insécurité routière, la vitesse demeure la première cause de mortalité sur les routes. En 2002, la part des voitures de tourisme dépassant la vitesse autorisée est de 59,5%, 65,8 % pour les poids lourds et 75,7 % pour les motos. La réprobation sociale de la vitesse ne s'accompagne donc pas d'une application stricte des règles au plan individuel. C'est sur cette dichotomie que la Sécurité routière veut agir. Après avoir démontré que les règles de conduite étaient pleinement et objectivement justifiées et fondées sur des données techniques et scientifiques prouvées, la communication de la Sécurité routière entend aujourd'hui démontrer qu'il n'y a jamais aucune bonne raison de les transgresser. En adoptant la signature " Changeons ", plus simple, plus mémorisable et plus universelle, la Sécurité routière s'implique autant qu'elle implique chacun dans la lutte contre l'insécurité routière. Car si chacun ne change pas son comportement au volant, la route continuera d'être meurtrière.
 - " Même pour les meilleures raisons du monde, on n'a jamais raison de rouler vite "
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Parce qu'il est dérisoire de risquer sa vie pour " gagner " quelques secondes ou quelques minutes, et que l'enjeu est d'importance en matière de vies, de traumatismes épargnés, la Sécurité routière renouvelle ses messages de sensibilisation et démontre que " Même pour les meilleurs raisons du monde, on n'a jamais raison de rouler vite ". La campagne montre ainsi l'absurdité des petits écarts de vitesse au regard des conséquences dramatiques qui peuvent en découler. Chacun invoque toujours une " bonne " raison pour avoir dépassé les limitations de vitesse : " retard pour aller récupérer son enfant à l'école ", " retard pour une réunion importante ", " la route était dégagée et il n'y avait personne "… Mais aucun de ces arguments n'est jamais justifié, un élément peut surgir et nous mettre en péril car, roulant trop vite, nous ne disposons plus du temps et de la distance nécessaires pour éviter le choc.
 - Télévision, radio, affichage, la combinaison de trois moyens pour lutter contre le principal risque de la route
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La Sécurité routière a décidé de concentrer les moyens de sensibilisation en lançant une campagne qui se décline en télévision, en radio et en affichage. Avec un tel dispositif, l'impact de la campagne est optimisé pour toucher chacun des Français, toutes générations de conducteurs et d'usagers confondues. Sous ses trois formes, la campagne met en évidence les conséquences d'une erreur impardonnable : celle d'avoir roulé trop vite pour une raison futile et de ne pas avoir pu éviter l'accident qui coûte la vie.
Le spot télévisé met en scène un couple en voiture. Ils sont en retard, le compteur de vitesse oscille entre 60 et 70 km/h. Alors qu'ils s'engagent dans un carrefour, une voiture arrive sur leur droite. Malgré un grand coup de frein, ils ne peuvent l'éviter. Juste avant le choc, la voiture lancée à pleine vitesse se fige complètement dans son mouvement, ainsi que ses passagers. Autour d'eux, tout est immobile, statique, pendant 5 secondes avant le choc. Par ces 5 secondes de temps suspendu, le film matérialise les quelques secondes que le couple aurait gagné s'il était arrivé à bon port mais l'accident survient. Ainsi, le film montre à quel point il est dérisoire de tenter de gagner si peu de temps quand on risque de perdre toute une vie. La signature revient sur cette vérité " En dépassant les limitations de vitesse, au mieux vous gagnez quelques secondes. "
Les deux spots radio restituent le témoignage d'amis qui reviennent sur la cause de la mort d'un proche : celle d'avoir roulé trop vite pour une mauvaise raison et de ne pas avoir pu éviter l'accident qui leur a coûté la vie. Sophie a eu un accident pour avoir roulé à 150 km/h sur l'autoroute, sous prétexte d'avoir une réunion qui ne pouvait pas attendre et Marc laisse derrière lui sa famille pour être entré en ville à 65 km/h au lieu du 50 règlementaire. Cet excès de vitesse, qui peut être considére par certains comme dérisoire, lui a coûté la vie pour être à l'heure au cinéma ! L'auditeur imagine facilement que ces témoignages interviennent au moment de l'enterrement des deux victimes. La signature " Même pour les meilleurs raisons du monde, on n'a jamais raison de rouler vite ", revient sur l'absurdité du drame.
Les deux affiches de la campagne représentent l'absence, le décès qui surgit dans la vie quotidienne. Le premier visuel représente un enfant qui tient un livre en marbre avec l'inscription " A mon papa. Toujours et à jamais, mes pensées s'élèveront vers toi ", en lieu et place d'un livre d'histoires. Le père de l'enfant est donc décédé. Avec le slogan " Etre à l'heure pour dire bonsoir justifie t'il un excès de vitesse ? ", l'affiche montre que même un motif aussi louable que celui de vouloir embrasser son enfant, n'est pas justifié au regard des conséquences qu'il peut avoir.
Le second visuel représente un jeune homme avec un bouquet de fleurs en marbre à la main. Là encore, c'est l'irruption de l'absence, du décès d'un être aimé. Le jeune homme ne pourra plus jamais offrir de fleurs fraîchement cueillies à son amie Nathalie, elle a eu un accident fatal alors qu'elle conduisait trop vite pour le rejoindre. Le slogan de l'affiche " Un rendez-vous amoureux vaut-il un excès de vitesse ? " affirme une nouvelle fois que rien ne justifie de rouler trop vite.
 - Une mobilisation sur le terrain
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Les affiches seront visibles sur l'ensemble du territoire à partir de la troisième semaine d'avril et du 29 avril au 5 mai sur le périphérique parisien. Elles sont mises à disposition des collectivités locales et de l'ensemble du réseau local de la Sécurité routière. Ainsi dans de nombreuses villes de France, les messages radio et télévision trouveront un écho auprès des usagers découvrant les affiches en situation de conduite.
En parallèle du dispositif média, la Sécurité routière lance une action pour sensibiliser les grands rouleurs. Ces conducteurs expérimentés sont souvent tentés de passer outre les règles de sécurité. Or, le risque routier n'épargne personne et surtout par les conducteurs qui, sous prétexte de leur habitude de la route, deviennent moins vigilants et ont tendance à oublier le danger omniprésent. C'est pourquoi, la Sécurité routière, BP, 3M, l'ASFA et les sociétés d'autoroute membres de l'ASFA - Aréa, ASF, CCI Havre, Cofiroute, Escota, SANEF, SAPN, SAPRR, SFRTRF, SMTPC - se mobilisent pour rappeler aux habitués de l'autoroute les règles et consignes de sécurité qui sont là pour les protéger. Pendant près de trois mois, les radios d'autoroute - Trafic FM, Autoroute FM, Autoroute Info, 107.7 FM et Radio Trafic - diffuseront des messages spécialement conçus pour les grands rouleurs et habitués de la route et 500 000 dépliants seront diffusés.
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Spot TV diffusé du 26 avril au 17 mai sur TF1, France 2, France 3, La Cinquième, Canal+, M6 et du 30 avril au 18 mai sur RFO (Réunion, Guadeloupe, Guyane, Martinique) et Antenne Réunion.
Spots radio diffusés du 26 avril au 5 mai sur les stations suivantes : RTL, France Inter, NRJ, Les Indépendants, Fun Radio, Europe 2, RTL2, Rires et Chansons, MFM, BFM, Skyrock, radios d'autoroutes (autoroute info, autoroute FM, 107.7, Trafic Grand Sud), Freedom Réunion, RCI Martinique, RCI Guadeloupe, RFO Guyane, NRJ Réunion, Sun FM Martinique, Sun FM Guadeloupe, Nostalgie Guyane, Nostalgie Réunion.
Affichage à partir du 26 avril en 4x3, Abribus et Affichette 40x60 |