Les résultats de l’année 2001 sont contrastés : le nombre des accidents corporels et des blessés diminue une nouvelle fois alors que le nombre de tués augmente de 1% après avoir baissé de 4,8% en 1999 et de 4,8 % à nouveau en 2000. Vitesses toujours trop élevées, consommation d’alcool et infractions nombreuses au code de la route persistent.
Baisse de 4,4 % des blessés graves, mais augmentation de 1% des tués sur la route
En 2001, on enregistre 116 745 accidents corporels, 7 720 tués à six jours (soit 8 160 tués à trente jours) et 153 945 blessés (dont 26 192 blessés graves).
Sur l’année 2001, le nombre d’accidents diminue mais ils sont plus graves. C’est ainsi que le nombre de tués augmente de + 1% (alors que l’année 2001 comptait un jour de moins que l’année 2000). Les accidents corporels sont eux moins nombreux (– 3,7 %), les blessés graves diminuant de 4,4% et les blessés légers de 5,2 %.
Des usagers qui roulent toujours trop vite
Trop souvent encore, les vitesses autorisées ne sont pas respectées. Sur l’ensemble du réseau, on constate que 70 % des motocyclettes et 60 % des voitures de tourisme dépassent les limitations de vitesse.
En 2001, pendant la journée, plus de la moitié des automobilistes est en infraction sur l’ensemble du réseau en rase campagne (de 52 à 59 %), sauf pour les autoroutes de campagne où ce taux est de 49 %. Les agglomérations de moins de 5 000 habitants sont particulièrement concernées puisque 83 % de celles traversées par les routes nationales le sont à une vitesse excessive.
Les motocyclistes se situent en moyenne au-dessus de la vitesse pratiquée par les automobilistes : + 3 km/h sur les autoroutes de campagne, + 10 km/h sur les autoroutes urbaines et + 7 km/h sur les routes nationales et départementales. Rappelons qu’en 2000, ces écarts étaient de + 5 km/h sur les autoroutes de campagne, + 8 km/h sur les autoroutes urbaines, + 14 km/h sur les routes nationales et + 2 km/h sur les routes départementales.
L’indispensable ceinture de sécurité de plus en plus portée
D’une manière générale, au fil des ans, on constate une progression régulière du taux de port de la ceinture de sécurité aux places avant des voitures de tourisme, aussi bien en rase campagne qu’en milieu urbain. On observe d’ailleurs que cette pratique s’homogénéise dans l’ensemble des grandes villes de province. En effet, le port de la ceinture progresse principalement dans les villes où il se situait à un niveau traditionnellement bas comme à Avignon (+ 15 points en cinq ans), Toulouse (+ 13 points) et Lyon (+ 7 points).
Ainsi, sur l’ensemble du territoire, 91,3 % des usagers portent la ceinture à l’avant en 2001, contre 89,6 % en 2000, 89,5 % en 1999 et 80,6 % en 1992.
L’alcool au volant continue à provoquer de lourds dégâts
Dans près d’un accident mortel sur deux, la nuit, un des conducteurs impliqué a un taux d’alcoolémie positif. Ce taux monte à 56 % la nuit le week-end.
Un taux d’alcoolémie supérieur à celui autorisé est présent dans 31 % des accidents mortels.
Obstacles latéraux
En 2001 en rase campagne, 2 134 usagers ont été tués dans un accident impliquant un obstacle latéral (arbre, fossé, talus, paroi rocheuse, glissière métallique, poteau, mur ou pile de pont).
Accidents corporels : des situations contrastées
En milieu urbain, comme en rase campagne, les accidents corporels diminuent - diminution plus forte en ville – alors que le nombre de tués augmente - de manière similaire cette fois-ci -.
Sur les routes nationales on enregistre une diminution de l’ensemble des indicateurs (accidents corporels, tués et blessés). Ailleurs, les bilans sont contrastés : sur les routes départementales, les voies communales et les autres voies, le nombre de tués augmente tandis que le nombre d’accidents corporels et de blessés diminue.
Les autoroutes restent plus sûres. En 2001, elles sont 4,4 fois plus sûres que les routes nationales, contre 4 en 2000. Le taux de tués aux 100 millions de kilomètres parcourus est en effet de 0,41 sur les autoroutes (contre 0,47 en 2000) et de 1,79 sur les routes nationales (contre 1,90 l’an dernier).
Les 15-24 ans toujours les plus touchés
Les 15-24 ans continuent d’être les premiers touchés par l’insécurité routière puisqu’ils représentent plus du quart des tués (26,9 % soit 2 077 en 2001, 1 964 en 2000) pour un poids dans la population de 13 %.
Le nombre de tués reste stable parmi les 45-64 ans, diminue pour les enfants de moins de 15 ans (284 en 2001, 343 en 2000) mais augmente pour toutes les autres classes d’âge. Le nombre de blessés diminue dans toutes les classes d’âge, en particulier chez les moins de 15 ans (12 253 en 2001, 13 512 en 2000, soit – 9,3 %).
Moins de blessés, mais un nombre plus important de motards tués
Le nombre de tués diminue pour la plupart des catégories d’usagers sauf pour les motocyclistes (1 011 en 2001, 886 en 2000, soit + 14,1 %) et pour les occupants de poids lourds (135 en 2001, 116 en 2000). Toutefois, le nombre de tués dans les accidents impliquant au moins un poids lourd reste à peu près le même (1 005 en 2001, 998 en 2000, soit + 0,7 %). La situation est quasiment stable pour les automobilistes (4 998 en 2001, 5 006 en 2000, soit – 0,2 %).
Le nombre de blessés diminue, lui, pour toutes les catégories, en particulier pour les cyclistes (5 259 en 2001, 5 927 en 2000, soit – 11,3 %).
Les comportements infractionnistes sanctionnés
Près de 3,2 millions de points ont été retirés en 2001 sur les permis de conduire, autant qu’en 2000. Par ailleurs, le nombre de permis invalidés (13 410) a progressé de 14 % par rapport à celui de l’an dernier. La possibilité de récupérer l’intégralité des points perdus après trois ans passés sans commettre de nouvelle infraction a bénéficié à près de 770 000 conducteurs (– 1,4 % ). |