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Mercredi 13 février 2008, à l’issue du conseil
interministériel de la sécurité routière, le Premier
ministre, François Fillon, Jean-Louis Borloo, ministre
d’État, ministre de l’Écologie, du Développement et de
l’Aménagement durables, Dominique Bussereau, secrétaire
d’état chargé des Transports, et Frédéric Van Roekeghem,
directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie
des travailleurs salariés (CNAMTS) ont conclu une charte de
partenariat en matière de sécurité routière avec les
fédérations professionnelles représentatives du transport
routier de marchandises.
Ce partenariat réunit les quatre principales fédérations du
transport routier : la Fédération nationale des transports
routiers (FNTR), la Fédération des entreprises de transport
et de logistique de France (TLF), l’Union nationale des
organisations syndicales de transporteurs routiers
automobiles (UNOSTRA) et l’Association des utilisateurs de
transport de fret (AUTF). Il conforte et élargit les actions
déjà entreprises en matière de prévention du risque routier
au sein de la profession.
Une plus grande prévention des risques routiers
professionnels Cette nouvelle charte de sécurité routière est conclue avec
quatre fédérations qui regroupent au total 24 000
entreprises de transport routier de marchandises, soit 60 %
des entreprises du secteur. Elles gèrent 200 000 véhicules,
ce qui équivaut aux deux tiers de la flotte de véhicules
exploitée par la profession. L’enjeu principal de cette
charte est d’initier de nouvelles actions de prévention dans
les entreprises de transport. Elle prévoit d’approfondir la
connaissance de l’accidentalité des poids lourds, de
responsabiliser ces entreprises et de développer de nouveaux
modes de conduite « apaisée ».
Les actions de prévention répondent aux quatre axes généraux
de gestion des risques recommandés dans le code de « bonne
conduite » adopté par les partenaires sociaux le 5 novembre
2003, dans le cadre de la commission des accidents du
travail et des maladies professionnelles de la CNAMTS : le
management des déplacements, des compétences, des
communications mobiles et du parc de véhicules.
Un engagement partagé entre les partenaires
L’État s’engage à : -Définir aux côtés de ses partenaires les thèmes d’actions à
conduire.
-Soutenir l’animation de plans de prévention du risque
routier dans les entreprises.
-Décliner la charte dans les réseaux territoriaux des
fédérations, en liaison avec les collectivités territoriales
et les Caisses régionales d’assurance maladie (CRAM).
Pour sa part, la CNAMTS s’engage à : -Mobiliser ses réseaux locaux pour accompagner les
entreprises dans l’application concrète des conventions
nationales d’objectifs précédemment établies. -Favoriser les études et recherches pour progresser dans le
domaine de la prévention du risque routier professionnel.
-Apporter une assistance méthodologique pour mener des
démarches de prévention.
Les entreprises adhérentes et les fédérations signataires
s’engagent à : -Inciter à la signature de chartes avec des entreprises du
secteur. -Élaborer des outils pour favoriser le déploiement de plans
de prévention. -Être des relais efficaces des campagnes institutionnelles de
la Sécurité routière. -Inciter les fédérations homologues européennes à agir dans
le domaine de la réglementation sur les transports.
Pour mener à bien ces actions, un comité de pilotage de
suivi de la charte sera créé au niveau national et au niveau
local entre les services de l’État, la CNAMTS et les
professionnels.
« Je me réjouis du dialogue constructif que les
professionnels de la route ont mené autour de la
problématique sécurité routière ; il augure la richesse des
réflexions qui seront menées en matière de mobilité durable
dans le cadre des engagements du Grenelle Environnement » a
indiqué Jean-Louis Borloo.
Dominique Bussereau remercie les professionnels de la route
pour « leur mobilisation pour la sécurité routière, tant des
conducteurs eux-mêmes que des autres usagers avec lesquels
ils partagent la route tous les jours ».
Le transport routier, un secteur encore très touché par
l’accidentalité routière Selon l’étude sectorielle portant sur l’année 2005, publiée
par l’ONISR en 2007, le nombre d’accidents impliquant des
poids lourds a fortement diminué au cours des cinq dernières
années. La diminution des accidents avec poids lourds (-27
%) est équivalente à celle de l’ensemble des accidents
(-27,6 %). En revanche, le nombre d’accidents mortels avec
poids lourds diminue un peu moins vite (-27 %) que
l’ensemble des accidents mortels (-29,8 %). En 2005, les
poids lourds ont été impliqués dans 4 410 accidents (sur 84
525 au total) dont 727 mortels, parmi lesquels 78
conducteurs sont décédés.
En conclusion, les poids lourds sont globalement moins
impliqués que les autres véhicules dans les accidents
corporels mais plus impliqués dans les accidents mortels. Au
regard des accidents du travail, le transport routier de
marchandises reste, en France, l’un des secteurs les plus
touchés. La fréquence des accidents y est deux fois plus
élevée que pour l’ensemble des secteurs ; la majorité des
accidents se produit lorsque le véhicule est à l’arrêt, lors
des opérations de chargement et de déchargement.
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