Bilan provisoire de l'année 2001 (21 janvier 2002)
Jean-Claude Gayssot, ministre de l'Équipement, des Transports et du Logement a pris connaissance aujourd’hui du bilan provisoire de l’insécurité routière pour l'année 2001.
Le nombre de tués sur la route en 2001 s'établit à 7 616 victimes. La baisse de l'insécurité routière engagée depuis 1998, année au cours de laquelle 8 437 décès avaient été enregistrés, se poursuit, mais à un rythme plus faible. On avait dénombré 8 029 décès sur la route en 1999 et 7 643 en 2000. Sur 3 ans la baisse du nombre de décès atteint 10 %.
Le nombre de décès enregistré en 2001 est le plus faible depuis 1953, alors que le trafic routier était 6 fois moins important.
Le nombre d'accidents s'établit à 119 689, en baisse de 1,3 % et le nombre de blessés à 158 132, en baisse de 2,5 %.
Si plus de 800 vies ont été sauvées par rapport à 1998 et si le bilan 2001 est légèrement meilleur que celui de l'an 2000, année au cours de laquelle la sécurité routière avait été déclarée grande cause nationale, le ministre estime cependant que le nombre de victimes demeure totalement insupportable pour notre société et juge indispensable une évolution plus sensible des comportements des conducteurs. Trop d'actes irresponsables sur le réseau routier limitent encore les progrès réalisés.
Contrairement à l'année 2000, marquée par deux périodes très distinctes, l'année 2001 a été relativement homogène, et a vu la poursuite de l'amélioration des bilans des week-ends de grand départ.
En 2001, la mobilisation des services de l’Etat, des associations et de la société tout entière s'est poursuivie et a permis de sauver des vies.
De nouvelles campagnes de communication sur le port de la ceinture de sécurité, le respect des distances de sécurité et des limitations de vitesse, la lutte contre l'alcool au volant, ont été lancées.
De nouvelles mesures sont également entrées en application comme le dépistage systématique des stupéfiants en cas d'accident mortel, un durcissement des règles d'interdistance entre les véhicules et des sanctions appliquées, le retrait immédiat du permis de conduire en cas d'excès de vitesse de plus de 40 km/h.
Les programmes de formation en milieu scolaire et les investissements de sécurité sur le réseau national ont été amplifiés.
Le Ministre remercie tous ceux qui ont contribué à ce résultat : associations, services de l'Etat, en particulier les forces de l'ordre qui assurent les contrôles et contribuent ainsi à sauver des vies, ainsi que les médias qui relaient les mesures prises et les campagnes d'information.
Jean-Claude Gayssot formule le vœu que 2002 constitue une nouvelle étape de recul de l'insécurité routière dans notre pays, avec une conduite plus apaisée des automobilistes.
Au cours de l’année 2002, des pouvoirs de contrôle routier seront conférés aux adjoints de sécurité, aux gendarmes-adjoints volontaires et aux garde-champêtres. Le programme d'équipements en moyens de contrôle routier des forces de l'ordre, décidé lors des Comités Interministériels de Sécurité Routière de 1999 et 2000, pour un montant de 27,5 M €, s'achèvera.
La formation à la sécurité routière tout au long de la vie scolaire sera développée, avec un rôle plus important donné à l'attestation scolaire de sécurité routière (A.S.S.R.) passée en classe de 3ème.
Le plan de recrutement des inspecteurs du permis de conduire, qui vise à augmenter leur nombre de 30%, sera poursuivi. 77 nouveaux postes sont créés pour améliorer les conditions de passage du permis de conduire et contrôler la qualité de la formation.
Le budget consacré à la Sécurité Routière continuera sa progression pour atteindre près de 100 M €, en hausse de 42% depuis 1997.
Le Conseil National de Sécurité Routière (CNSR), installé par le Ministre en octobre 2001, et qui représente l’ensemble des acteurs de la sécurité routière, formulera de nouvelles propositions au Gouvernement au cours de l'année. |