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Le Premier ministre Jean Pierre Raffarin a
présidé, le 24 janvier 2005 à Matignon, le 6ème comité
interministériel de sécurité routière.
La tenue de ce comité interministériel
marque la poursuite de l'engagement du gouvernement dans le
chantier de la Sécurité routière lancé par le Président
de la République.
Le Premier ministre a souligné les résultats très
encourageants enregistrés en 2004. La baisse continue du
nombre d'accidents, de tués et de blessés s'inscrit dans la
continuité de la baisse de 2002 (-6%) et de celle
exceptionnelle de 2003 (-20,9%).
Le chemin parcouru est impressionnant : il y avait en 2001 50%
de tués en plus que l'an passé : le nombre de tués a
diminué d'un tiers en 3 ans.
Consolider l'acquis en poursuivant les actions engagées.
Le fort impact du contrôle sanction des radars
automatiques, ainsi que les progrès enregistrés quant à
la réduction des vitesses sur le réseau routier, confirment
les choix faits pour le déploiement des radars. Les
évolutions du dispositif devront être orientées vers la
recherche de l'égalité de traitement de tous les usagers de
la route, quel que soit leur pays d'origine ou le véhicule
utilisé.
La pratique d'utilisation des feux de croisement le jour
est encourageante. Le Gouvernement fera connaître, en mars,
sa décision sur une éventuelle poursuite de la
recommandation pour la période d'été et, à l'automne, sur
la suite définitive qui sera adoptée.
Les axes de progrès pour l'année 2005
Il faut réduire le nombre des accidents concernant les deux-roues
motorisés.
1. La mise à l'étude, pour décision d'ici l'été, d'une
formation préalable des nouveaux titulaires du permis B
(voiture particulière) pour accéder aux motos de 125 cc .
2. la lutte contre le débridage des deux-roues à moteur sera
renforcée,
3. les outils de contrôle seront adaptés pour prendre en
compte les deux roues, relayés par des campagnes de
communication spécifiques sur la vulnérabilité de leurs
conducteurs.
4. l'amélioration des infrastructures routières sera
poursuivie.
Le port systématique de la ceinture de sécurité
épargnerait un nombre important de vies (572 en 2003). En
2005:
1. une campagne de communication sera lancée durant le
premier semestre 2005,
2. la responsabilité du conducteur sera étendue en cas de
défaut de port de la ceinture de sécurité pour tout
passager âgé de moins de 18 ans (13 ans actuellement). Le
conducteur dont les passagers ne respectent pas cette
obligation sera passible d'une contravention de quatrième
classe (135 € d'amende forfaitaire), sans retrait de point
du permis de conduire.
Un plan d'actions en faveur des jeunes à la sortie des
établissements de nuit sera développé. Il proposera
notamment aux représentants de la profession d'engager une
démarche qualité sur laquelle les Préfets s'appuieront pour
signer des chartes départementales. La composition du Conseil
national de la sécurité routière est revue, afin
d'accroître en son sein la représentation des associations
de jeunes.
Pour l'aptitude médicale à la conduite, une démarche
d'information et de responsabilisation sera engagée, dont la
mise en œuvre s'appuiera sur le corps médical, sensibilisé
aux conséquences des pathologies et traitements sur la
conduite. Une lettre sera à cette fin adressée à tous les
médecins. L'objectif est d'instaurer un dialogue avec les
patients dans le cadre des consultations quotidiennes. La
périodicité des visites médicales imposées aux conducteurs
d'autocar sera revue, notamment pour instaurer une visite
médicale annuelle à partir de 60 ans.
Le dépistage de produits stupéfiants chez les
conducteurs, vrai enjeu pour la sécurité routière, est
actuellement difficile à mettre en œuvre concrètement sur
le terrain. L'objectif est de mettre au point un test
salivaire permettant de faciliter les dépistages. Des
expérimentations seront réalisées au cours du premier
semestre en vue d'une homologation prochaine.
Afin de lutter contre la conduite sans permis et contre la
fraude à l'examen du permis de conduire, plusieurs
actions seront menées :
1. Le renforcement des contrôles avec consultation du fichier
des permis en temps réel,
2. La sécurisation de l'épreuve théorique générale de
l'examen (code),
3. La mise en œuvre d'aides ciblées à l'accès au permis de
conduire, qui seront étudiées après la remise du rapport
Jean-Michel Bertrand, député de l'Ain.
Enfin, par transposition d'une directive européenne, un
prochain décret imposera l'équipement d'un limiteur de
vitesse par construction à tous les véhicules neufs de
transport de marchandises d'un poids total autorisé en charge
(PTAC) supérieur à 7,5 tonnes (vitesse limitée à 90 km/h)
et à tous les véhicules de transport en commun supérieur à
5 tonnes (vitesse limitée à 100 km/h). Au 1er janvier 2007,
tous les véhicules de transports en commun et tous les
véhicules de transports de marchandises dont le PTAC est
supérieur à 3,5 tonnes devront être équipés de ce
limiteur. |