Le Président de la République en faisant de la lutte contre l'insécurité routière l'un des trois grands chantiers de son quinquennat, a engagé une mobilisation nationale et souhaité un programme d'actions permettant une véritable rupture dans la lutte contre ce fléau inacceptable pour notre société.
Lors des Etats Généraux de la sécurité routière le 17 septembre 2002, les acteurs de la société civile se sont également prononcés en demandant avant tout de faire respecter les règles existantes, notamment pour les infractions relatives aux principaux facteurs de l'insécurité routière (alcool, vitesse, ceinture). Ils ont manifesté leur volonté de continuer à s'engager aux côtés des pouvoirs publics pour contribuer à l'amélioration de la situation.
Dans ce contexte, le Comité Interministériel de Sécurité Routière réuni sous la présidence du Premier ministre le 18 décembre 2002 a marqué le point de départ d'un programme pluriannuel de lutte contre l'insécurité routière et fixé les grandes orientations de l'action publique autour des thèmes suivants :
Accroître les contrôles et aggraver les sanctions pour changer les comportements et faire respecter la règle :
- Mettre en place un système de contrôle et de sanction automatisé
- Améliorer la détection des infractions et renforcer les sanctions des comportements dangereux
Agir sur la formation et l'information pour faire émerger une culture sécurité routière et impliquer tous les acteurs :
- Assurer un meilleur encadrement des conducteurs
- Prévenir le risque routier par la mobilisation des partenaires et le développement de nouvelles approches.
Cette rupture souhaitée par le Gouvernement pour donner une toute autre envergure à la lutte contre l'insécurité routière, qui doit faire partie intégrante des objectifs de prévention de la délinquance et des objectifs de lutte contre l'insécurité, relève notamment de l'engagement, au niveau local, de l'ensemble du corps social -institutions, collectivités territoriales, entreprises et associations.
Ainsi, au plan local, la sécurité routière doit être traitée dans le cadre des nouveaux dispositifs territoriaux de prévention et de lutte contre la délinquance -le Conseil départemental de prévention, le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance, la Conférence départementale de sécurité- mis en place par décret du ministère de l'intérieur du 17 juillet 2002. |