 - Une personne qui doit passer périodiquement une visite médicale obligatoire (devant la commission médicale départementale) en vue du renouvellement de son permis de conduire (personne handicapée) doit-elle acquitter des frais de visite aux médecins présents ?
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L'examen médical auquel sont soumis, conformément à la réglementation, certains candidats au permis de conduire ou certains conducteurs, est un examen payant, en général à la charge du conducteur.
Seules sont gratuites, les visites médicales passées par les titulaires de permis de conduire des véhicules spécialement aménagés pour tenir compte du handicap du conducteur. En effet, l'article 52 de la loi d'orientation n°75-534 du 30 juin 1975 en faveur des personnes handicapées prévoit la gratuité de la visite médicale du permis de conduire pour les personnes handicapées de l'appareil locomoteur.
L'octroi de la gratuité des visites médicales qui concerne actuellement 5 000 personnes handicapées par an, est donc strictement encadré par la loi. Cette mesure se justifie en raison du coût élevé des aménagements technique du véhicule. |
 - Dans quelles conditions peut on obtenir le permis de conduire français quand on dispose d'un permis étranger ? Cas particulier de l’Alabama aux Etats-Unis.
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| Les conditions de reconnaissance et d'échange des permis de conduire délivrés par un
État n'appartenant ni à l'Union européenne ni à l'Espace économique européen sont fixées par l' Arrêté du 8 février 1999 qui prévoit notamment en son article 7.1.1. que pour être échangé contre un permis français un permis national doit avoir été délivré au nom de l'Etat dans le ressort duquel le conducteur avait alors sa résidence normale, sous réserve que cet
État procède, de manière réciproque, à l'échange du permis de conduire français. Or, tel n'est pas le cas pour l'État de l'Alabama. C'est pourquoi, l'échange de ces permis est donc impossible. Si les titulaires de ces permis désirent conduire en France, il convient qu'ils passent les épreuves du permis de conduire français. Bien évidement, ils ne sont pas soumis aux 20 heures de conduite obligatoires, ni dans l'obligation de détenir un livret d'apprentissage. |
- En matière de formation à la conduite moto, quel
est le numéro et la date de l'arrêté fixant
l'obligation d'une évaluation préalable, le nombre
minimum de formations, ainsi que le numéro et la
date de l'article fixant l'obligation d'établir un
contrat ?
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Une obligation concernant l'évaluation
préalable figure à l'article 9 dernier alinéa
au sein de l'arrêté
du 05 mars 1991 Titre 2 relatif à l'exploitation
des établissements d'enseignement de la conduite des
véhicules à moteur et de la sécurité
routière (paru au JO du 20/04/1991 ).
L'arrêté
du 24 juin 1992 relatif à la formation à
la conduite des motocyclettes légères (JO du
07/07/1992), fixe les volumes minimum de formation obligatoires.
Enfin l'obligation de contrat pour toute formation
dispensée dans une auto-école agréée
est fixée dans les articles
L.213-2 et R.213-3
du code de la route.
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- Quelles sont les conditions de l'apprentissage de
la conduite sans passer par une auto-école
?
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La meilleure formule d'apprentissage est celle
de l'apprentissage anticipé de la conduite (AAC) souvent
appelée aussi conduite accompagnée. Cette formule
comprend une formation initiale identique à la formation
traditionnelle (formation théorique + 20 H minimum
de formation pratique (30 H en moyenne) suivie d'une période
d'acquisition de l'expérience de la conduite pendant
1 an minimum et 3 ans maximum et sur 3000 km avec retour à
l'auto-école pour 2 rendez-vous pédagogiques.
Cette formule n'est pas en réalité plus onéreuse
que la formule traditionnelle.
Certes, il y a les 2 fois 3 H des rendez-vous pédagogiques
en plus de la formation initiale identique, mais ce supplément
est très largement compensé par les avantages
que vos enfants en tireront au niveau de l'assurance avec
réduction de la surprime jeune conducteur. Par ailleurs,
la vie n'a pas de prix et se former à conduire et à
bien se conduire sur la route est un investissement pour la
vie.
C'est dans les départements ruraux que
l'AAC a le plus de succès, avec dans certains de ces
départements des taux avoisinant les 50 % de candidats
au permis. A signaler qu'avec cette formule le taux de réussite
au permis en première demande est de 73 % contre
49 % avec le formule traditionnelle.
Un autre avantage de l'AAC non négligeable, c'est
que les jeunes qui obtiendront leur permis de conduire à
compter de mars 2004 via cette formule d'apprentissage verront
leur délai de permis probatoire réduit à
2 ans au lieu de 3 et obtiendront ainsi plus rapidement leur
capital de 12 points du permis de conduire s'ils ne commettent
pas d'infractions entraînant retrait de point.
Bien sûr, il existe la formule de l'apprentissage
dit "libre", sans passer par une auto-école,
mais les contraintes sont telles que très peu de personnes
choisissent cette formule.
Le véhicule doit être équipé de
rétroviseurs supplémentaires et de double commande
de frein et de débrayage (investissement identique
voire plus cher qu'une formation) dont l'installation doit
être vérifiée par un centre de contrôle
technique agréé. L'utilisation de double commande
demande un apprentissage que font les professionnels lors
de leur formation.
Il faut l'accord de l'assureur, ne pas circuler sur les routes
interdites à l'apprentissage de la conduite par arrêté
préfectoral ou municipal et surtout au préalable
avoir fait une demande de permis de conduire à la préfecture
et suivre les objectifs de formation du livret d'apprentissage
qui ne peut être délivré avant l'âge
de 16 ans. L'accompagnateur doit être titulaire depuis
au moins 3 ans du permis de conduire.
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- Où trouver les résultats des auto-écoles ?
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Pour obtenir les résultats des auto-écoles
en formation au permis de la catégorie "B"
traditionnel ou AAC, vous pouvez demander à la préfecture et
consulter sur place le listing des résultats des auto-écoles
ou adresser une demande écrite à la préfecture (bureau de
la circulation - service des auto-écoles).
Mais au préalable, il vous faut le numéro d'agrément des
auto-écoles qui vous intéressent compte tenu de leur
implantation géographique (ce numéro d'agrément doit être
affiché en vitrine), car ces listings ne comportent pas les
noms des auto-écoles, mais simplement leur numéro d'agrément.
Merci de vous adresser à la préfecture au bureau de la
circulation (service des auto-écoles).
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- Quelle est la politique des pouvoirs publics en
matière de centres d'examens du permis de conduire
?
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La déconcentration totale du service des examens du permis de conduire, effective depuis le 31 mars
2003, vise à améliorer la qualité du service rendu aux candidats et à assurer une meilleure efficacité du service public des examens du permis de conduire.
La question de la rationalisation de l'implantation des centres d'examen tant pour les épreuves théoriques que pratiques s'inscrit dans ce contexte.
En effet, il convient de rechercher, par une répartition judicieuse des centres sur le territoire de chaque département, l'utilisation optimale des ressources humaines disponibles. Des créations importantes de postes d'inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière
ont été décidées par le Gouvernement.
C'est ainsi que, conformément à la décision prise par le Comité Interministériel de Sécurité Routière du 18 décembre 2002, 100 postes supplémentaires d'inspecteurs du permis de conduire
seront créés en 2004, afin de permettre un accès plus rapide à l'obtention du permis de conduire et de répondre aux dispositions de la directive n° 91/439/CEE du 29 juillet 1991 augmentant la durée de l'épreuve pratique de la catégorie B.
Cependant, la situation reste tendue en matière d'attribution de places d'examens, du fait notamment de la mise en œuvre de l'aménagement de réduction du temps de travail, et les écoles de conduite se font l'écho de ces difficultés.
La révision de la carte des centres a notamment pour objet d'éviter des déplacements trop longs et fréquents aux inspecteurs, et de générer ainsi des gains de productivité appréciables. Par ailleurs, elle doit également permettre d'améliorer la qualité des centres au regard des critères d'évaluation des candidats, en garantissant que les situations de conduite les plus significatives puissent se présenter pendant l'examen (signalisation, type de réseaux, état du trafic …).
Ce dernier point revêt une importance essentielle en matière de sécurité routière : les candidats reçus à l'épreuve du permis de conduire doivent être en mesure de circuler dans toutes les conditions, en sécurité pour eux-mêmes et les autres usagers.
Cela étant, rien ne sera fait sans concertation préalable avec l'ensemble des parties
concernées.
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- J'habite la France et je possède un permis étranger . Est-ce que je peux conduire une automobile en France avec ce permis de conduire, et pendant combien de temps ?
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Si votre permis de conduire étranger est
reconnu, il vous autorise à conduire en France pendant le
délai d'un an qui suit l'acquisition de votre résidence
normale en France. Pendant ce délai, soit il peut vous être
échangé contre un permis français si les conditions
réglementaires sont réunies ( renseignements à prendre
auprès de la préfecture ), soit vous devez vous présenter
aux épreuves du permis de conduire français. Au delà de ce
délai d'un an, votre permis ne vous autorise plus à conduire
sur le territoire français.
Les conditions de reconnaissance et d'échange
des permis de conduire délivrés par les États n'appartenant
ni à l'Union européenne, ni à l'espace économique
européen, sont fixés par l'arrêté du 8 février 1999.
Un permis de conduire étranger est reconnu si
:
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il est en cours de validité ;
-
il a été délivré au nom de l'État dans le
ressort duquel le conducteur avait sa résidence normale ;
-
il a été obtenu antérieurement à la date
d'établissement du titre de séjour ou de résident ou, pour
un ressortissant français, pendant un séjour permanent de
six mois au minimum dans l'État étranger ;
-
il a été rédigé en langue française ou,
si nécessaire, il est accompagné d'une traduction officielle
en français ;
-
si le titulaire du permis est français, il
doit apporter la preuve qu'il avait établi sa résidence
normale à titre permanent pendant une période d'au moins six
mois sur le territoire de l'État étranger qui lui a délivré
le permis de conduire. La preuve de ce séjour permanent doit
être fournie par la présentation d'une attestation
d'immatriculation de l'intéressé auprès du consulat de
France dans la circonscription duquel il avait sa résidence ;
-
si le titulaire du permis est français et
possède également la nationalité de l'État étranger qui
lui a délivré le permis de conduire, il doit apporter la
preuve de sa résidence pendant six mois sur le territoire de
cet État conformément au paragraphe précédent ou, à
défaut, à l'aide de tout document approprié présentant des
garanties d'authenticité ;
-
le titulaire du permis ne doit pas faire
l'objet sur le territoire qui a délivré le permis d'une
mesure de restriction, de suspension, de retrait ou
d'annulation du droit de conduire ;
-
le titulaire du permis ne doit pas avoir fait
l'objet en France, préalablement à l'obtention d'un permis
de conduire dans un autre État, d'une mesure d'annulation, en
application des articles L. 11 et L. 11-5 du code de la route
ou en application de l'article L.15 du code de la route.
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- Comment faire pour savoir combien de points il
reste sur mon permis ?
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Il faut que vous vous rendiez à la Préfecture (à la
préfecture de police, dans la région parisienne) muni d'une
pièce d'identité.
Cette information confidentielle ne peut être délivrée
qu'au titulaire du permis.
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