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En 2006, la Sécurité routière, la Caisse
nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés
et l’association PSRE (Promotion et suivi de la sécurité
routière en entreprise) avaient souhaité créer
des «trophées» [1]
pour distinguer les entreprises menant des démarches
exemplaires contre le risque routier. Pour la deuxième
édition, deux nouveaux partenaires étaient associés
à l’opération : la Caisse nationale de
retraite des agents des collectivités locales et la
Mutualité sociale agricole. Belle occasion d’élargir
le champ de vision du jury en intégrant dans la compétition
des entreprises qui relèvent de ces régimes.
De nouveaux prix
De fait, parmi les quatorze distinctions qui ont été
remises aux lauréats (voir encadré p. 25), certaines
sont des innovations, tels les prix du «Podium petites
et moyennes entreprises», une catégorie qui bénéficie
désormais d’un classement spécifique,
le prix «Écomobilité» ou encore
la mention «Management de la flotte». Présidente
du jury, la déléguée interministérielle
à la Sécurité routière a souligné
la qualité des dossiers en compétition : «Elle
confirme que de plus en plus de chefs d’entreprise responsables
ont compris que la sécurité routière
est l’affaire de tous». Jean-Claude Robert, à
la tête de PSRE, s’est dit pour sa part satisfait
de voir se multiplier les angles d’approche du risque
routier : «La transversalité doit être
encouragée, car elle permet de diversifier les leviers
d’action, et donc de progrès.» Commentant
les résultats d’une enquête sur le risque
routier en entreprise, la première du genre réalisée
auprès d’entreprises «chartées»
et d’entreprises non chartées, Stéphane
Seiller, le directeur des risques professionnels de la Cnamts,
s’est montré plus réservé : «Je
trouve inquiétant que beaucoup d’entreprises
semblent encore ignorer que la prise en considération
du risque routier est une obligation pour elles, et que les
aspects relatifs à la sécurité routière
doivent être inscrits dans le document unique»,
a-t-il expliqué. Il a par ailleurs regretté
la tendance de certains patrons à penser que l’essentiel
de la prévention des risques routiers professionnels
repose sur le salarié. «Ce n’est pas du
tout notre conviction», a-t-il insisté. Mais
ne demande-t-on pas trop aux entreprises ? Réponse
immédiate de la déléguée : «À
court et à moyen terme, les entreprises qui jouent
la carte de la prévention du risque routier sont toujours
gagnantes. Financièrement et humainement ! C’est
grâce, notamment, à la mobilisation des entreprises
que nous pourrons passer sous la barre des trois mille morts
par an, objectif fixé par le président de la
République pour la fin de son mandat», a-t-elle
rappelé. L’alcool au volant, les accidents de
«trajet», le véhicule et la conduite, souvent
encore considérés comme hors cadre du travail,
sont quelques-uns des principaux points d’achoppement.
Un nouveau bilan sera fait lors de la prochaine édition
des trophées « Entreprise et sécurité
routière », en 2010. Il permettra de juger
des progrès accomplis par les professionnels.
- Les chiffres du risque
routier professionnel
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• Près de 50 % des accidents mortels
du travail sont des accidents de la route.
• en 2006, la Cnamts a compté 21 806 accidents
de « mission » (116 mortels et 2 569 avec incapacité
permanente) : ces accidents représentent environ 3,11
% des accidents du travail, mais 21,60 % des accidents mortels.
les accidents de « trajet » (domicile-travail),
eux, ont fait 338 morts.
• au titre du risque routier encouru par les salariés,
la Cnamts a donc enregistré 454 accidents mortels [2].
• les 76 838 accidents de travail avec arrêt ont
représenté 5 085 248 de journées perdues.
• entre 2002 et 2006, les accidents « mission
» ont enregistré une baisse de 57 % ; les accidents
« trajet » n’ont baissé que de 41
% (soit la baisse de l’accidentologie générale).
(source Cnamts.)
> Pour en savoir plus : www.entreprisesecuriteroutiere.fr
- Traumatisme crânien
: rendre visible le handicap invisible
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Chaque année, 150 000 personnes sont victimes d’un
traumatisme crânien. 8 000 d’entre elles vont endurer
toute leur vie des séquelles invalidantes, et 1 800 restent
totalement dépendantes. C’est pourquoi l’UNAFTC
(union nationale des associations de familles de traumatisés
crâniens) a organisé, le 8 juin dernier, une journée
d’action de sensibilisation et de solidarité avec
différentes manifestations grand public. elle était
précédée, le 2 juin, d’une table
ronde consacrée aux « réalités
du handicap cognitif », à laquelle participait
la déléguée interministérielle à
la sécurité routière pour mieux faire connaître
la spécificité de cette pathologie qui fait du
blessé un être « ni tout à fait
le même, ni tout à fait un autre ».
l’occasion de faire passer un message fort symbolisé
par une affiche qui exprime l’engagement du monde du sport
pour contribuer à prévenir les risques en plus
du soutien aux victimes. > Pour en savoir plus :
www.traumacranien.org
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