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Ces derniers mois, trop d’accidents se sont succédé
sur les passages à niveau français. Le 2 juin,
sept enfants perdent la vie à Allinges en Haute-Savoie
dans un accident de car scolaire contre un TER. Le 26 juin,
c’est un agriculteur sur son tracteur qui décède,
dans une collision avec un train corail. Et le 27 juillet
dernier, on relevait même trois accidents en une seule
journée. Chaque année, on déplore encore
plus de quarante morts et plus d’une centaine de collisions.
Début juin, le Premier ministre avait demandé
à Dominique Bussereau de faire des propositions de
renforcement du plan d’action concernant la sécurité
des passages à niveau pour la fin du mois ; et le 26
juin, vingt
mesures ont été adoptées, après
analyse de l’accidentologie concernant les 14 651 passages
à niveau pour automobiles et 799 pour piétons.
Elles s’articulent autour de quatre axes. Le premier
concerne l’information des usagers, tant au niveau des
règles à respecter à l’approche
d’un passage à niveau que dans le signalement
de ceux-ci. 98 % des accidents sont liés à des
fautes de comportement. Une campagne d’information appelant
les conducteurs à la prudence a donc été
lancée le 24 juin dernier (cf.
encadré). Il est prévu également
de compléter la formation des chauffeurs routiers et
d’équiper les GPS pour signaler les passages
à niveau. Des radars spécifiques en amont des
intersections vont être testés dès cet
automne, puis déployés pour contrôler
le franchissement et la vitesse. Le deuxième axe vise
à associer les gestionnaires de voiries à la
surveillance et à l’étude de leurs passages
à niveau, pour que ce risque ne soit plus vu comme
exclusivement ferroviaire mais comme s’intégrant
à leur gestion routière. Dans ce but, une inspection
de sécurité sur la totalité des passages
à niveau, reconduite tous les cinq ans, sera menée.
Le troisième axe concerne un programme systématique
de traitement des passages à niveau. L’État
montre l’exemple : d’ici à cinq ans, 21
passages à niveau seront supprimés, et 47 réaménagés.
La signalisation sera renforcée et les efforts financiers
de l’État et du Réseau ferré de
France (RFF) seront augmentés. Le dernier volet stipule
que les nouvelles lignes ferroviaires mises en service ne
pourront comporter de passage à niveau. Pour mettre
en œuvre l’ensemble de ces mesures, « l’État
et RFF vont dégager 40 millions d’euros dès
2008, contre 15 millions par an jusqu’à présent
», a annoncé Dominique Bussereau, soit un investissement
total de 1,2 milliard d’euros répartis entre
les différents partenaires.
- Une campagne pour renforcer
l’information
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La première Journée
nationale de la sécurité routière aux passages
à niveau s’est tenue le 24 juin dernier. organisée
par réseau ferré de France, cette journée
d’information s’est déroulée sur quatorze
sites, dont celui de Champagne-sur-seine, où se sont
rendus la déléguée interministérielle
à la sécurité routière et le président
de RFF. objectif : lutter contre les comportements à
risques, notamment les excès de vitesse ou les passages
en chicane entre les barrières, et rappeler les principales
règles [1]
à respecter. une campagne de presse et de grandes banderoles
accrochées à proximité des passages portaient
ce message : « aux passages à niveau, ralentissez
! ».
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