- L’évolution
des contrôles… et du permis à points
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Le
bilan annuel est l’occasion pour l’ONISR de présenter
un bilan du système de contrôle-sanction. l’année
2007 a été marquée par une relative stagnation
du nombre de pv « vitesse », malgré l’accroissement
du parc de radars. les contraventions émanant des radars
fixes se tassent légèrement (- 0,2 %), celles
émanant des contrôles traditionnels augmentent
à peine (+ 0,7 %). en revanche, celles qui relèvent
des radars mobiles explosent (+ 36,4 %). Quant aux contrôles
préventifs « alcool », ils ont été
moins nombreux en 2007 – plus de 11 millions de contrôles,
tout de même – mais mieux ciblés (la nuit,
le week-end, à proximité des espaces de loisirs).
résultat : les tests de dépistage se sont avérés
plus souvent positifs (2,84 % contre 2,75 % en 2006). de quoi
renforcer la dissuasion. Quelque 9,5 millions de points ont
été retirés en 2007 (19 % de plus qu’en
2006 !) et 89 000 permis invalidés… ce qui reste
un phénomène assez marginal puisqu’il
ne concerne que 0,24 % des permis. les pertes de permis sont
d’ailleurs peu souvent dues aux radars : seuls 15 %
des points perdus l’ont été à la
suite d’infractions liées à la vitesse,
loin derrière la conduite avec alcool ou stupéfiant,
le non-port de la ceinture ou du casque et le refus de priorité.
en fait, dans 50 % des cas de permis invalidés, un
contrôle a entraîné un retrait d’au
moins six points !
- Motos : une situation très
préoccupante
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Le
nombre de tués à moto n’a cessé
d’augmenter, au point d’être aujourd’hui
une préoccupation majeure pour le gouvernement. avec
une part d’environ 1% du trafic[1]
mais de 18% des tués sur la route, les motocyclettes
représentent en effet un surrisque considérable
par rapport à tous les autres modes de transport. Comparé
à celui de la voiture particulière, il est vingt
fois supérieur ! or, ce n’est pas inéluctable
: dans les autres pays européens, ce surrisque oscille
entre dix et treize. Il y a donc une spécificité
française peu enviable… les accidents mortels
concernent pour l’essentiel les motos puissantes. Ils
se produisent surtout en rase campagne, sur un schéma
de vitesse mal maîtrisée par le pilote (accident
véhicule seul, choc frontal, etc.). ou bien lors de
manœuvres dangereuses d’un automobiliste (changement
brusque de direction, par exemple). pour améliorer
la sécurité des motocyclistes, les autorités
vont travailler dans deux directions : d’une part, faire
en sorte que les automobilistes prennent mieux en compte les
deux-roues motorisés, d’autre part, inciter les
motocyclistes à mieux respecter les règles –
à commencer par les limitations de vitesse et le taux
légal d’alcoolémie – et à
adopter, en plus du casque, un équipement protecteur
(blouson, gants, chaussures, pantalon).
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