Présenté
par Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie,
de l’Énergie, du Développement durable
et de l’Aménagement du territoire, Dominique
Bussereau, secrétaire d’État chargé
des Transports et la déléguée interministérielle
à la Sécurité routière, le bilan
définitif 2007 de la sécurité sur les
routes françaises est contrasté. Comparé
à celui de 2006, il est positif : avec un total de
4 620 personnes tuées, la mortalité a reculé
de 1,9 %. C’est la sixième année consécutive
de baisse de la mortalité routière. Mais le
rythme des progrès s’est ralenti. En 2006, la
baisse était encore à deux chiffres (- 11,5
% par rapport à 2005) ! Et ce ralentissement n’est
pas la seule réserve à faire. Le bilan 2007
affiche une légère augmentation du nombre des
accidents corporels (+ 1,2 %) et des blessés (+ 1,1
%). Des constats à moduler car la proportion des personnes
hospitalisées, elle, a diminué (- 5 %). Ces
résultats globaux cachent surtout des disparités
importantes.
Progrès pour les uns, dégradations
pour les autres
Elles apparaissent lorsque l’on regarde l’évolution
des catégories d’usagers, comme l’a indiqué
Jean Chapelon, secrétaire général de
l’Observatoire national interministériel de la
Sécurité routière (ONISR). Ainsi, l’amélioration
se confirme pour les voitures particulières : le nombre
de tués dans cette catégorie a chuté
de 6,2 %, consolidant les baisses des deux années précédentes
(10 % en 2005 et 14,3 % en 2006). Le nombre de victimes d’accidents
impliquant un poids lourd a lui aussi diminué (- 3,4
%). Mais le bilan des deux-roues motorisés se dégrade.
Les cyclomotoristes, après un recul des tués
en 2006 (- 11 %), ont enregistré une augmentation des
accidents mortels de 2,5 %. Chez les motocyclistes, le nombre
de victimes décédées a augmenté
de 7,9 % en un an, alors qu’il avait régressé
de 10 % en 2006 : c’est désormais une préoccupation
majeure pour les pouvoirs publics (voir encadré). Du
côté des usagers vulnérables, le bilan
est aussi contrasté. On note des progrès spectaculaires
chez les cyclistes : après deux années de stabilité,
le nombre des tués a reculé de 21,5 % ! La situation
est loin d’être aussi encourageante pour les piétons
: en 2007, ils ont été plus nombreux qu’en
2006 à perdre la vie (+ 4,9 %), et le fait que cette
augmentation ait été moindre qu’entre
2005 et 2006 (+ 15,6 %) ne suffit pas à en faire un
résultat satisfaisant…
La baisse des vitesses confirmée
Il est nécessaire, au-delà des chiffres, d’essayer
de comprendre les causes. C’est ce que fait l’ONISR
en observant les comportements des usagers. Ses études
montrent ainsi qu’en 2007, les vitesses ont continué
de baisser, mais de façon plus modeste (- 0,6 %). Au
total, entre le début de l’année 2002
et la fin 2007, les vitesses moyennes ont diminué de
9 km/h, soit une baisse de 9,8 %, et la proportion des grands
excès de vitesse a été divisée
par cinq. La crainte de certains de voir les grands excès
de vitesse repartir à la hausse avec la multiplication
des GPS et autres détecteurs de radars n’a pas
été confirmée. Ces points positifs ne
sont pas le fruit du hasard : sur les vingt millions de contraventions
dressées en 2007, près de neuf millions l’ont
été pour des infractions à la vitesse
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