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"L’efficacité de la politique de contrôle
et de sanction, mise en place dans chaque département,
exige une coopération renforcée entre tous les
services concernés. Elle nécessite la mise en
place de contrôles routiers ciblés en fonction
des enjeux locaux de sécurité routière,
des lieux et heures des infractions les plus dangereuses et
des comportements les plus graves responsables d’accidents",
résume la déléguée interministérielle
à la Sécurité routière, Cécile
Petit, dans une lettre qui accompagne la nouvelle note méthodologique
relative aux plans de contrôles routiers. La note rappelle
que ces plans de contrôles sont établis sous
l’autorité des préfets, en concertation
étroite avec les procureurs de la République.
Par ailleurs, elle précise que « les conseils
généraux, gestionnaires d’une partie importante
du réseau de voirie sur laquelle sont souvent installés
les radars automatiques fixes, et les communes disposant d’une
police municipale sont invités à s’associer
à cette démarche ». Les plans de contrôles
doivent être articulés autour de trois axes :
l’analyse de la situation locale et la définition
des objectifs ; l’optimisation des capacités
d’action par rapport à ces objectifs; et l’évaluation
des résultats. Dans le détail, la note attire
l’attention des préfets sur l’importance,
d’une part, de cibler les contrôles en fonction
des enjeux locaux de sécurité routière
et, d’autre part, de maintenir à un niveau constant
la probabilité pour un usager d’être contrôlé
sur la route et d’être effectivement sanctionné.
Enfin, il est précisé qu'une importante médiatisation
doit accompagner l'élaboration, la mise en oeuvre et
les résultats des plans de contrôle afin d'assurer
auprès des différents acteurs et du grand public
la transparence indispensable des principes, des objectifs
et des modalités principales. La communication à
l'égard des acteurs et des grands relais doit s'appuyer
sur une présentation du plan et de ses résultas
dans le cadre d'une intervention générale sur
la lutte contre l'insécurité routière
lors de réunions particulières (comité
départemental de sécurité, conseil départemental
de prévention, pôle de compétence Etat,
conseil local de sécurité et de prévention
de la délinquance, assemblée des maires, conseil
général, associations...).
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Afin d’homogénéiser les pratiques dans
les différents départements, la note méthodologique
de juillet 2007 propose de présenter les plans départementaux
de contrôles routiers en sept parties. La première
appelée "La situation départementale"
se décline en quatre sous-parties : le rappel des objectifs
des plans de contrôles antérieurs et des résultats
obtenus; l’analyse de la situation locale ; la définition
des enjeux du plan de contrôles ; la description des
capacités d’action des pouvoirs publics. La deuxième
partie est consacrée à la définition
des "objectifs à atteindre". La troisième,
titrée "Les principes d’action" se
subdivise en trois points : les principes régissant
les contrôles; la coordination des opérations;
et les mesures d’accompagnement. La quatrième
s’attache à lister les réponses pénales
et les sanctions administratives auxquelles sont exposés
les auteurs d’infractions routières. La cinquième
invite les rédacteurs du plan de contrôles à
décrire leur "politique de communication"
auprès, d’une part, des acteurs institutionnels
et, d’autre part, du grand public. La sixième
traite de "l’évaluation des résultats",
point crucial pour pouvoir réajuster les plans de contrôles
en fonction des succès ou des échecs constatés
sur le terrain. Enfin, la septième partie rassemble
les annexes, dont la définition des besoins et de l’optimisation
des moyens disponibles, et les tableaux de bord relatifs au
plan de contrôles.
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