Quel est le rôle
du Transport for London ?
Le "Transport for London" (TfL) est l’unité
administrative responsable devant le maire de Londres pour toutes
les questions afférentes à la circulation des
personnes dans la capitale. Le TfL a en charge aussi bien le
métro, les bus, que les taxis ou les trams. Il est aussi
responsable des 580 km du réseau routier principal de
la ville, tandis que les 13 arrondissements, avec lesquels nous
travaillons en coordination, veillent sur les 14 000 km de voies
dites secondaires. Concernant la sécurité routière,
nous assurons quatre missions principales : la collecte et l’analyse
des données accidents ; l’identification et le
traitement des points noirs ; la diffusion de campagnes de sensibilisation
; la gestion des radars aux feux rouges et en contrôle
de vitesse.
Le maire de Londres, Ken Livingstone, vous a confié
la réalisation d’un plan ambitieux de sécurité
routière, en quoi consiste-t-il ?
Le "London
Road Safety Plan" voulu par le maire de Londres a
été lancé en 2001. Il fixe à l’horizon
2010 des objectifs de réduction du nombre de morts
et de blessés graves concernant aussi bien les piétons
que les cyclistes et les motocyclistes (réduction de
2 673 victimes tuées ou blessés graves et de
467 enfants tués ou blessés graves). Un budget
annuel de 90 millions d’euros est consacré à
ce programme. L’ingénierie des infrastructures
en absorbe la plus grande partie, avec plus de 59 millions
d’euros par an. Les travaux se concentrent sur les points
d’accumulation d’accidents. Dès la première
année d’exploitation de ces nouveaux aménagements
routiers, les résultats ont permis d’amortir
largement l’investissement. Ainsi, les zones "30
km/h" nouvellement créées ont permis une
réduction moyenne de 57 % des tués et blessés
graves. Des sommes importantes sont également destinées
aux campagnes de sensibilisation et d’éducation,
à raison de 14,7 millions d’euros environ par
an. Un tel montant nous permet de mener des campagnes d’envergure
au cinéma et à la télévision.
Quels sont les résultats du plan ?
En dépit de résultats quelque peu décevants
enregistrés pour l’année 2006, nous avons
vu le nombre de tués et de blessés graves réduit
de 36% et le nombre d’enfants tués ou blessés
en baisse de 46 % depuis 2000 (cf. tableau en téléchargement).
Les 600 radars installés aussi bien sur les axes routiers
qu’aux carrefours équipés de feux de signalisation
ont prouvé leur efficacité : le nombre d’accidents
graves a diminué de 50 % là où ils ont
été mis en place. L’expérience
montre également que la centralisation de la politique
de sécurité routière au sein du TfL ainsi
que le budget élevé dévolu au «
London Road Safety Plan » ont été des
facteurs importants de réussite. Une grande attention
a été portée année après
année à l’évolution des résultats
obtenus en fonction des sommes allouées, ce qui nous
a permis d’ajuster au mieux nos dépenses. Il
est maintenant évident qu’un petit nombre de
campagnes médiatiques couvrant un large public sont
beaucoup plus efficaces qu’une multiplication de «
petites » campagnes. J’en veux pour preuve la
campagne menée auprès des motards qui a permis
de réduire de 29 % le nombre de tués et blessés
sur nos routes alors même que les deux-roues étaient
de plus en plus nombreux à Londres.
> Les accidents à londres : les
chiffres de l'accidentologie 2000/2006
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