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Pas
moins de 50,5 milliards d’euros seront attribués,
au total, par la Commission européenne, pour le 7e
programme-cadre de recherche et développement (PCRD),
qui porte sur la période 2007-2013 et qui a été
adopté fin 2006. Au sein du PCRD, le programme coopération,
qui captera 32,4 milliards d’euros, financera des recherches
collaboratives, rassemblant des partenaires issus de plusieurs
pays, ou bien des réseaux d’excellence qui regroupent
les meilleures équipes de recherche en Europe, ou encore
des actions de coordination de projets. Le programme coopération
se divise en dix thèmes, dont deux se rapportent à
la sécurité routière : "transports"
et "technologies de l’information". Chaque
année, la Commission lance des appels à projets
sur la base d’un programme de travail. Ainsi, le thème
"transports" comprend un axe prioritaire sur la
sécurité et la sûreté, lesquelles
doivent être prises en compte très en amont,
dès la conception des véhicules. Seront notamment
mis en avant les systèmes permettant d’améliorer
les relations entre les véhicules et l’infrastructure,
ou encore les technologies intelligentes destinées
à protéger les usagers vulnérables. Le
thème consacré aux "technologies de l’information"
(appelé programme ITS) privilégiera les projets
de recherche portant sur la gestion du trafic et les systèmes
d’information embarquée.
Nouveaux systèmes de sécurité
active
On le voit, le 7e PCRD est très orienté vers
les nouvelles technologies pouvant améliorer la sécurité
active. Il s’agit de concevoir de nouveaux systèmes
et de les tester une fois qu’ils auront été
élaborés. Les nombreuses équipes mobilisées
à travers toute l’Europe, les exigences des programmes
de travail permettent de mener à bien des recherches
nécessitant des moyens plus importants et dans des
secteurs de pointe complémentaires des recherches effectuées
avec les fonds nationaux. Pour preuve, citons, parmi les projets
financés par le 6e PCRD, quelques actions phares :
tout d’abord, eSafety (lire page 20) ; le projet PReVENT,
destiné à développer des aides automatiques
de conduite afin d’éviter les accidents ; ou
encore le réseau d’excellence Humanist, qui regroupe
vingt-quatre partenaires coordonnés par l’INRETS
[1], et
qui a travaillé sur les différents besoins du
conducteur en termes de systèmes de communication et
d’assistance embarqués.
- De la recherche à
la pédagogie
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Des chercheurs finlandais ont mis au point, dans le cadre
d’un projet de recherche financé par la Commission
européenne, baptisé Gadget, un modèle
de comportement du conducteur (lire « On en parle/Recherche
»). Ce modèle est repris dans les groupes de
travail mis en place par la Commission internationale des
examens de conduite automobile (CIECA). Partenaire de la Commission
européenne, la CIECA a lancé, en novembre 2006,
un programme de groupes de travail qui se réunissent
une fois par trimestre pour réfléchir, à
partir de la "matrice Gadget", à une amélioration
de la formation des conducteurs. Ces échanges de bonnes
pratiques permettront d’éditer des recommandations
pédagogiques.
> Pour en savoir plus : http://cordis.europa.eu/fr/home.html
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