| 
La Commission a adopté en octobre 2006 une proposition
de directive (en cours de discussion au Conseil et au
Parlement) qui vise à améliorer la sécurité
sur les grands axes routiers – le réseau transeuropéen
de transport (RTE-T)
– au moyen de mesures d’infrastructure et d’une
meilleure ingénierie. Elle définit des orientations
et de meilleures pratiques pour toutes les étapes de
la gestion des infrastructures, y compris les évaluations
d’impact sur la sécurité routière,
les audits de sécurité routière, la gestion
de la sécurité des réseaux et les inspections
de sécurité. Selon les estimations de la Commission,
l’application aux grands axes routiers (le réseau
transeuropéen) des mesures proposées est susceptible
de permettre une réduction annuelle du nombre des accidents
avec blessures de 7000 et du nombre de tués de 600.
Encourager les coopérations transfrontalières
de gestion de trafic
Améliorer la sécurité routière
et la fluidité du trafic sur le réseau transeuropéen
de transport, qui rassemble les grands axes routiers et autoroutiers
d’Europe, c’est l’objectif des coopérations
transfrontalières. Développées par les
différents exploitants d’infrastructures et les
autorités nationales chargées de la circulation,
elles jouissent depuis 2001 du soutien financier de la Commission.
Ces coopérations permettent de renforcer la sécurité
routière, de gérer le trafic et d’améliorer
la fluidité du trafic d’un pays à l’autre
à partir des nouvelles technologies (panneaux à
messages variables, alertes sur la vitesse ou les interdistances,
vidéosurveillance, détection automatique d’accidents…).
Elles sont organisées en huit régions, qui correspondent
à des regroupements de pays autour des frontières.
La France est impliquée dans trois régions :
dans le Nord, la coopération Centrico ; dans le Sud-Est,
le projet Serti ; dans le Sud-Ouest, le projet Arts, pour
les échanges avec la péninsule Ibérique.
Et ce n’est pas fini : la Commission a lancé
un appel à projets pour 2007-2009, doté d’une
subvention de 100 millions d’euros. L’ensemble
des pays européens se sont alliés pour formuler
une réponse unique. Une coopération exemplaire…
- Sécurité
dans les tunnels
|
 |
En avril 2004, une
directive instaurant de nouvelles règles de sécurité
dans les tunnels du réseau routier transeuropéen
a été adoptée. Le texte fixe des exigences
de sécurité minimales sur les plans organisationnel,
technique et opérationnel. Il s’inspire pour
l’essentiel des règles et procédures mises
en place par la France en 2000 après l’incendie
du tunnel du Mont-Blanc. Plus de 500 tunnels d’une longueur
supérieure à 500 mètres, en exploitation,
en construction ou en projet, sont concernés (35 tunnels
en France).
- Transport professionnel
: une réglementation stricte
|
 |
Le transport professionnel correspond principalement aux
poids lourds (véhicules de PTAC supérieur à
3,5 t) et aux véhicules de transports en commun de
personnes (9 places et plus). Pour ces véhicules, les
deux principales avancées récentes ont été,
d’une part, la généralisation de la limitation
de vitesse par construction à 90 km/h (cette réglementation
existait depuis longtemps pour les véhicules de plus
de 12 t ; elle a été étendue aux véhicules
de plus de 3,5 t mis en service depuis 2002) ; et, d’autre
part, la généralisation de l’obligation
d’équipement en ceintures de sécurité
pour tous les véhicules neufs et de l’obligation
de port de la ceinture à toutes les places qui en sont
équipées. Désormais, tous les véhicules
doivent être également équipés
d’un chronotachygraphe électronique. Un bon outil
pour contrôler avec précision le temps de travail
des chauffeurs, qui empêche toute falsification. Récemment,
au printemps 2007, deux nouveaux textes communautaires sont
entrés en vigueur. Le règlement 561-2006,
en premier lieu, fixe les règles communes relatives
aux durées de conduite et de repos des conducteurs
effectuant des transports de marchandises et de voyageurs
par route. Il prévoit un maximum quotidien et hebdomadaire
de temps de conduite, ainsi que des pauses dans la conduite
et des repos réguliers minimaux. Depuis le 11 avril
2007, ce texte s’applique aux véhicules utilitaires
de plus de 3,5 t et aux véhicules de transport en commun.
En second lieu, il s’agit de la directive
2006-22 établissant les conditions minimales à
respecter pour la mise en œuvre de deux règlements
modifiés du Conseil portant sur la législation
sociale. Cette directive, applicable depuis le 1er avril 2007,
prévoit notamment une hausse des contrôles effectués
par les autorités, tant en entreprise que sur route.
|