- Le cannabis multiplie par deux les risques d’accidents mortels
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D’après l’enquête SAM [1]
(Stupéfiants et accidents mortels de la circulation routière),
conduire sous l’effet du cannabis multiplie par 1,8 le
risque d’être responsable d’un accident mortel.
Financée par le ministère de la Santé et
coordonnée par l’Observatoire français des
drogues et des toxicomanies (OFDT)
en association avec la Délégation interministérielle
à la Sécurité routière, et la Mission
interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie
(MIDLT),
l’enquête SAM a été acceptée
pour publication au Bristish Medical Journal. L’étude
démontre pour la première fois l’existence
d’un "effet dose", c’est-à-dire
que le risque augmente avec la concentration de THC (principe
actif du cannabis) dans le sang.
Les jeunes sont les principales victimes
Le nombre de victimes imputable au cannabis serait de l’ordre de 220 morts [2] par an sur les routes, dont une grande part a moins de 25 ans. Ces accidents résultent d’abord d’une plus grande responsabilité du conducteur sous influence du cannabis, mais également d’une plus grande vulnérabilité. La consommation conjointe de cannabis et d’alcool (effective chez 40% des conducteurs positifs au cannabis) entraîne une cumulation des effets et une multiplication des risques. Le conducteur positif au cannabis et à l’alcool multiplie ainsi par 14 le risque d’être responsable d’un accident mortel. Enfin, l’étude confirme la forte dangerosité de l’alcool au volant. Conduire sous l’emprise de l’alcool multiplie le risque d’avoir un accident mortel par 8,5. Ces résultats constituent une base scientifique essentielle pour l’action des pouvoirs publics dans le domaine de la Sécurité routière et dans le cadre du Plan gouvernemental de lutte contre les drogues illicites 2004-2008.
> Pour en savoir plus : Une synthèse
de l’étude est disponible sur le site de l’OFDT
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La prise d’un médicament susceptible d’altérer
l’aptitude à la conduite est retrouvée
chez environ 10 % des accidentés de la route. À
la demande de la Délégation interministérielle
à la Sécurité routière et du ministère
de la Santé, un groupe d’experts a été
chargé d’évaluer la pertinence du pictogramme
identifiant depuis 1999 les médicaments potentiellement
dangereux pour la conduite. Résultat : le fameux petit
triangle rouge imprimé sur l’emballage des médicaments
est voué à disparaître très prochainement.
À sa place, trois nouveaux pictogrammes signaleront
aux usagers si la prise du médicament nécessite,
lors de la conduite d’un véhicule, de simples
précautions d’emploi, l’avis d’un
professionnel de santé, ou encore s’il est totalement
déconseillé de prendre le volant. Ils seront
progressivement apposés sur le conditionnement de ces
médicaments au cours des prochains mois. Parallèlement,
l’Afsapps a élaboré un guide de sensibilisation
à l’attention des médecins généralistes
et des pharmaciens intitulé Médicaments
et conduite automobile, et un dépliant destiné
au grand public.
> Pour en savoir plus : le site de l'agence
française de sécurité sanitaire des produits
de santé (Afssaps).
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