- Expérimentation prolongée pour les feux de croisement le jour
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Depuis le 31 octobre 2004, avec l’opération "allumage des feux : un réflexe pour tous, par tous les temps", la sécurité routière préconise l’allumage des feux de croisement le jour, hors agglomération. Dans l’objectif permanent de sauver des vies sur la route, la sécurité routière maintient sa recommandation au cours du printemps et de l’été, dans l’attente des résultats définitifs de l’expérimentation à l’automne.
Avec cette mesure, l’enjeu est de taille puisqu’il s’agit d’épargner entre 5% et 8% de tués et entre 3 % et 13 % de blessés en France. Au sein de l’Union européenne, cette obligation est déjà en vigueur dans de nombreux pays comme la Finlande, la Norvège, le Danemark et l’Italie *. Une évaluation confiée à l’Observatoire interministériel de la Sécurité routière est en cours pour déterminer les conséquences de cette mesure sur les accidents pendant la première phase d’expérimentation du 31 octobre 2004 au 27 mars 2005. Ses résultats seront connus à l’automne. Si une partie des Français s’est prêtée volontiers à la mesure, 51,9% en décembre et 34,5% en janvier, beaucoup demeurent peu convaincus de son intérêt. Selon l’Ifop, "60% des automobilistes n’allumant jamais leurs feux de croisement déclarent ne pas en percevoir l’utilité en dehors des périodes de mauvais temps". Mais on se souvient que le port de la ceinture hors agglomération a mis deux ans pour dépasser les 50 %, en 1975, alors même qu’il s’agissait d’une mesure obligatoire assortie d’une sanction. Permettant de mieux voir et d’être mieux vu, la recommandation d’allumage des feux de croisement le jour est une mesure facile à mettre en pratique. C’est en l’essayant que l’on peut décider de son efficacité. Plus elle sera pratiquée, plus les résultats enregistrés seront pertinents pour évaluer ses effets.
> Pour en savoir plus : sur le site du Premier ministre et sur le site de la Sécurité routière
- Premiers pas pour le projet de permis à 1 euro
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Premier examen de France par le nombre de personnes concernées chaque année, le permis de conduire est perçu par beaucoup comme difficile à obtenir. En particulier pour les jeunes, pour lesquels le coût de cette formation reste un obstacle majeur. Pour remédier à cette situation, le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, a confié en juillet 2004 au député Jean-Michel Bertrand, maire de Bourg-en-Bresse la réalisation d’un rapport "Pour faciliter l’accès des jeunes au permis de conduire". Visitant un centre de formation d’apprentis, le Premier ministre a annoncé à Meaux début février : "Nous ferons à partir du 1er juillet 2005 un effort très important pour le permis de conduire des jeunes […]. Plusieurs formules sont aujourd’hui à l’étude. Avec "le permis à un euro par jour", c’est faire un dispositif où tous les jeunes pourront obtenir auprès de leur banque une avance qu’ils rembourseront au rythme d’un euro par jour." Gilles de Robien a, pour sa part, précisé à l’Assemblée nationale que : "Pour les apprentis, faire que l’apprentissage soit assorti d’une aide au permis de conduire, c’est une chance de plus d’accéder à un emploi et de pouvoir l’exercer". Pour mettre en œuvre ce dispositif, Thierry Breton, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, Gilles de Robien, ministre des Transports et Laurent Hénart, secrétaire d’État à l’Insertion professionnelle des jeunes viennent de confier à Arnaud Strasser, administrateur civil hors classe au ministère des Finances et à Claude Azam, ingénieur général des ponts et chaussées le soin de mener à bien le projet. Les deux hommes ont engagé les premières concertations avec l’ensemble des acteurs concernés – banques, auto-écoles, services de l’État, etc.– afin de proposer avant l’été, un dispositif opérationnel.
- Une nouvelle maison de la sécurité routière
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Le 7 février 2005, Gilles de Robien, ministre des Transports, a inauguré la maison de la sécurité routière des Côtes-D’armor au véhipôle de Ploufragan.
Quatrième du genre en France, cette maison, a précisé le ministre, "est un lieu d’accueil et d’écoute des victimes de la route et de leur famille". C’est ensuite un lieu d’information et de sensibilisation des citoyens aux dangers de la route. Enfin, c’est "un lieu d’échanges privilégié entre bénévoles, associations, professionnels et institutionnels afin de promouvoir une conduite plus sûre dans le département et qui met à disposition des ressources humaines et matérielles". L’État s’est associé avec le conseil général et la chambre des métiers et de l’artisanat pour financer l’ouverture et le fonctionnement de ce lieu ouvert du lundi au samedi. Cette maison dispose d’un site Internet départemental de sécurité routière qui a été mis en ligne. Il aborde tous les domaines touchant à la sécurité routière: état des routes, actualités locales et nationales, chiffres-clés, conseils pour mieux conduire, liens utiles, etc. Ce site permet de consulter et de télécharger une grande quantité de documents s’adressant à tous les publics : parents, enfants, élèves ou enseignants.
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Créé en novembre 2000, le conseil municipal des jeunes de la ville d’Arras est composé de 43 membres et de leurs suppléants âgés de 11 à 16 ans. Élus pour un mandat de deux ans, ils sont élèves de la 6e à la 3e des établissements publics et privés d’Arras. Grâce à leur action, plus de six cents collégiens de la ville ont été sensibilisés aux dangers de la route les 24 et 25 mars 2005. Sur la base de loisirs des Grandes Prairies, de nombreux ateliers pédagogiques, montrant les dangers de l’alcool et des stupéfiants ou donnant les conseils élémentaires de prudence à deux-roues, ont été installés. Objectifs : sensibiliser les jeunes aux risques de la route et réduire le nombre de jeunes tués et accidentés. Saluées par Rémy Heitz, délégué interministériel à la Sécurité routière, présent le 25 mars, ces deux journées ont marqué l’aboutissement de plus d’un an de travail des jeunes qui ont su mobiliser de nombreux partenaires : élus, associations, collectivités territoriales et préfecture, services de police, pompiers et mutuelles.
> Pour en savoir plus : la ville d'Arras
- Les conducteurs responsables pour les mineurs
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Le port de la ceinture de sécurité en voiture est obligatoire aux places avant et arrière. La responsabilité du conducteur de voiture est désormais en jeu lorsque ses passagers de moins de 18 ans, contre 13 ans jusqu’ici, n’attachent pas leur ceinture de sécurité, notamment à l’arrière du véhicule. Le décret n° 2005-277 du 25 mars 2005 a en effet modifié l’article R. 412-2 du Code de la route. Celui-ci prévoit que, "en circulation, tout conducteur d’un véhicule à moteur dont les sièges sont équipés de ceintures et dont le nombre de places assises, y compris celle du conducteur, n’excède pas neuf doit s’assurer que les passagers âgés de moins de 18 ans qu’il transporte sont maintenus, soit par un système homologué de retenue pour enfant, soit par une ceinture de sécurité". L’amende est fixée pour le conducteur à 135 euros, depuis un décret du 26 mars 2005.
> Pour en savoir plus : le Décret n° 2005-277 du 25 mars 2005
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