Redéfinie par les circulaires du 30 janvier et du 23 août 2004 portant la signature du délégué interministériel, la politique locale de Sécurité routière se met en place progressivement sur le terrain grâce à la mobilisation des préfets. Renforcement du pilotage et de la coordination des leviers d’action, nomination de correspondants dans les administrations et les collectivités, création des pôles de connaissances techniques en DDE (directions départementales de l’Équipement) et des maisons de la sécurité routière, lancement des nouvelles enquêtes sur les accidents mortels, programme " Agir pour la Sécurité routière " : les chantiers sont nombreux et contribuent à remobiliser les pouvoirs publics et la population afin que le nombre de victimes continue de baisser. Quelques exemples de départements mobilisés. |
- Pyrénées-Atlantiques : forte mobilisation des services de l’État
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Depuis le 15 octobre 2004, les personnes les moyens nécessaires pour mettre en place le dispositif de la nouvelle politique locale ont prioritairement été réunis sous l’impulsion du préfet. Les services déconcentrés de l’État ont d’ores et déjà désigné un correspondant sécurité routière (soit treize services déconcentrés et para administrations sur quinze). La DDE a prévu d’affecter deux personnes de son service sécurité routière au pôle de connaissances techniques nouvellement créé, un pôle qui jouera le rôle d’observatoire de l’accidentologie locale. En ce qui concerne les enquêtes techniques sur les accidents mortels Comprendre pour agir, cinq experts automobiles, sept psychologues, cinq médecins des sapeurs pompiers et trois médecins hospitaliers, dix gendarmes, cinq policiers, dix techniciens de la route se sont portés volontaires, ce qui a permis de créer deux équipes d’enquêteurs, opérationnelles depuis février 2005.
- Seine-Maritime : de "RÉAGIR" à Agir pour la sécurité routière
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Dans ce département, les jeunes du conseil départemental de la jeunesse ont répondu favorablement à l’appel de la préfecture et se sont lancés dans l’élaboration de projets dans le cadre du PDASR. Par ailleurs, les enquêtes ECPA (Enquêtes Comprendre Pour Agir) ont été lancées en février 2005. Enfin, dès juin 2004, le programme "Agir pour la sécurité routière" a été présenté aux IDSR ayant participé à l’ancien programme "RÉAGIR". Quelques mois plus tard, en décembre, le forum annuel des IDSR a été l’occasion de lancer officiellement ce nouveau programme et de les mobiliser sur trois types d’actions : les interventions dans les établissements scolaires en liaison étroite avec l’Éducation nationale, la promotion du programme Label vie et les interventions grand public. Entre janvier et mars, près de cinquante (sur soixante-dix-sept) IDSR (intervenants départementaux de Sécurité routière) ont été préparés à organiser ces actions par une formation adaptée.
- Nièvre: alcool et drogues, comprendre pour agir
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Dans ce département, le document général d’orientation (DGO) a mis en évidence un déficit de connaissances sur le thème "lutte contre l’alcoolémie et la toxicomanie au volant". Dès janvier 2005, la préfecture a organisé trois équipes pluridisciplinaires d’enquêteurs afin de lancer des enquêtes techniques ECPA (Enquête Comprendre Pour Agir) sur ces thèmes. La préfecture estime que dix à quinze d’entre elles devraient être bouclées chaque année. Par ailleurs, dès la fin de l’année 2004, le Conseil général et la municipalité de Nevers ont nommé leurs correspondants Sécurité routière qui vont accélérer la mobilisation sur les questions de l’élimination des obstacles latéraux, de la prise en compte de la largeur des accotements, de la sécurisation des arrêts de bus, de l’utilisation du circuit de Magny-Cours pour sensibiliser les jeunes et de la création d’une maison de la sécurité routière à Nevers à la fin du premier semestre 2005.
- Maine-et-Loire : mobilisation des communes
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Objectif prioritaire en Maine-et-Loire : associer l’ensemble des communes à la lutte contre l’insécurité routière. Dès octobre 2004, près de cent cinquante communes avaient répondu favorablement à la préfecture en nommant un correspondant sécurité routière. Celle-ci a donc pu organiser mi-octobre une grande journée de présentation de la nouvelle politique locale de sécurité routière et y convier ces correspondants ainsi que la quinzaine d’IDSR du département. Huit plans d’actions communaux pour la sécurité et la circulation devraient voir le jour en 2005. C’est, de la part des élus municipaux, l’aboutissement de plusieurs mois de réflexion sur leurs capacités d’action en matière de : petits aménagements de voirie, mobilisation des écoles primaires et sensibilisation des entreprises et des commerçants dans le cadre des plans de prévention des risques. Dans le Maine-et-Loire, l’enjeu principal reste de coordonner toutes les bonnes volontés pour prévenir les comportements alcooliques dans tous les lieux festifs, y compris les salles et locaux municipaux mis à disposition des jeunes.
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