- L’excès de vitesse joue l’affichage…
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3 questions à Jean-Louis Fougère, maire depuis 2001 de Saint-Nicolas-de-Redon, commune de 3000 habitants en Loire-Atlantique.

Pourquoi la municipalité s’est-elle récemment dotée d’un dispositif de sensibilisation des automobilistes à la vitesse ?
C’est une décision unanime des 23 membres du conseil municipal. Nous avons acheté un panneau lumineux en 2004 pour un peu moins de 6 000 euros. Même si la précision est moins bonne que celle d’un radar, l’appareil mesure la vitesse des véhicules, l’enregistre et l’affiche. L’affichage provoque presque toujours une réaction du conducteur en excès de vitesse : il décélère. Monté sur un trépied, le panneau lumineux est mobile. Nous pouvons l’installer en différents points névralgiques de la commune.
Pourquoi avez-vous équipé la commune d’un tel matériel ?
Cet outil est à la fois un outil statistique pour affiner notre compréhension du risque routier lié à la vitesse sur notre commune, et un outil de sensibilisation de la population. Il faut savoir que la commune est située à la frontière de trois départements et de deux régions. Elle est parcourue par trois routes départementales. Entre 14 000 et 16 000 véhicules la traversent chaque jour. Le panneau lumineux est donc un bon moyen de sensibiliser les habitants de la région à la sécurité routière avant l’aménagement du centre bourg, qui va nécessiter un changement général de comportement. Courant 2006, le centre bourg sera en effet totalement aménagé en zone 30 km/h.
Après quelques jours de prudence, les automobilistes ne se sont-ils pas habitués au panneau lumineux ?
Probablement. C’est pourquoi les gendarmes organisent de temps en temps un vrai contrôle routier avec radar et verbalisent les automobilistes en excès de vitesse. Même si le panneau n’a pas d’objectif répressif, pour que les automobilistes prennent psychologiquement conscience des dangers il faut parfois que les contrevenants soient sanctionnés. Par ailleurs, nous communiquons régulièrement sur notre bulletin municipal, Saint- Nicolas Info, les résultats des mesures du panneau et incitons nos concitoyens à la prudence.
> Pour en savoir plus : Mairie de Saint-Nicolas-de-Redon, Tél. : 02 99 71 13 04
- Le tunnel du Fréjus fait sa prévention
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lLes deux exploitants du tunnel du Fréjus en Savoie, la STRF [1] et la Sitaf [2], ont organisé du 2 au 5 novembre 2004 la 1re édition d’une grande manifestation de sensibilisation des conducteurs routiers, "le village sécurité", sur l’aire du Rieu-Sec (autoroute A3 de la Maurienne). Près de 1 000 personnes, dont 700 conducteurs routiers, ont visité le village et les stands de ses partenaires. Au programme: diagnostics, usure et pression des pneumatiques; projection de films sur les dernières innovations pour les camions ; ateliers sur les effets de l’alcool et de la drogue; information sur la sécurité incendie. Plusieurs véhicules de démonstration ajoutaient une touche spectaculaire aux différents ateliers. De la documentation de prévention a été distribuée aux conducteurs et un grand jeu-concours "La sécurité, un réflexe de pros" a été organisé.
> Pour en savoir plus : Véronique Fabre-Darcourt, attachée de presse de la STRF, Tél.: 01 39 64 83 23
- Des bébés sous haute sécurité
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Depuis le 1er avril 2005, tous les parents d’un nouveau-né âgé de zéro à six mois se voient offrir un siège auto homologué pour le transport des bébés. Le conseil général de Seine-Maritime a en effet voté cette mesure en décembre 2004 pour sensibiliser les parents au risque routier et contribuer à protéger les bébés, très fragiles en cas d’accident. "Après étude, il est apparu que beaucoup de familles n’utilisent pas dans les premiers mois de la vie de l’enfant un siège auto homologué", indique-t-on au conseil général. Entre 5 000 et 6 000 enfants naissent chaque année dans le département. Le coût unitaire du siège avoisine les 80 euros. Cette mesure s’inscrit dans le dispositif départemental de lutte contre l’insécurité routière.
> Pour en savoir plus : Conseil général, Tél. : 02 35 03 54 07
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