|
Depuis 2001, la communauté d’agglomération du Boulonnais (Pas-de-Calais) regroupe vingt-deux communes pour une population de près de 125 000 personnes. Elle s’est investie dans la lutte contre l’insécurité routière dans le cadre d’un conseil intercommunal de Sécurité et de Prévention de la délinquance (CISPD). Placées sous le signe de l’éducation et de la prévention routières, les actions du CISPD poursuivent deux objectifs : la sensibilisation du public et l’animation d’un réseau d’acteurs. Annuellement, au cours du troisième trimestre, la communauté organise une campagne de sensibilisation baptisée "En route pour la sécurité routière !" Cette campagne comprend plusieurs temps forts dont le Village sécurité routière, qui s’est tenu en novembre 2004, où plusieurs partenaires proposaient des animations, des tests et des démonstrations. Trois opérations "capitaine de soirée" ont été également organisées dans les établissements de nuit. Autre volet de l’action de la communauté : l’animation d’un centre d’éducation routière en lien avec la Prévention routière. Ce centre forme des animateurs et gère un riche fonds pédagogique. Par ailleurs, un observatoire de la délinquance communique des statistiques locales sur la délinquance routière. Enfin, des élus référents sécurité routière se chargent de coordonner et de transmettre les informations et garantissent donc le dynamisme du dispositif dans chaque commune.
> Pour en savoir plus : Communauté d’agglomérations du Boulonnais, Tél. : 03 21 10 36 32
- 3 questions à Hervé Hénon, 1er adjoint au maire de Boulogne-sur-Mer et vice-président de la communauté d’agglomération du Boulonnais.
|
 |
Dans quel cadre inscrivez-vous votre action de sécurité routière ?
L’intercommunalité permet de mutualiser les moyens et de faire levier sur toutes les communes d’un bassin de vie. Le CISPD est l’instance au sein de la communauté d’agglomérations du Boulonnais dans laquelle les élus de 22 communes discutent et décident de la politique en matière de prévention des risques, y compris des risques routiers depuis 2001. Mais nous essayons aussi de jouer un rôle au plan national en contribuant activement aux travaux du forum français de la sécurité urbaine (Revue no 140) : le 31 mars 2004, nous avons ainsi réuni près de 120 élus à Boulogne-sur-Mer pour le colloque "le rôle de l’élu en matière de sécurité routière".
Pourquoi définir une politique de lutte sécurité routière ?
Les citoyens nous interpellent de plus en plus en tant qu’élus municipaux sur la dangerosité de la route. Comme nous sommes de fait directement concernés par l’aménagement de l’espace public, nous avons le devoir de réduire le nombre de zones accidentogènes.
Aménager, est-ce suffisant ?
Non. C’est pourquoi, en raison de ses pouvoirs de police, le maire a un rôle à jouer en matière de répression, même si la prévention reste le levier le plus pertinent pour infléchir les comportements à risques. Au niveau de l’agglomération, nous essayons donc de faire avancer l’idée de mieux partager l’espace public entre tous les modes de déplacement, et nous incitons les citoyens à prendre conscience des risques routiers associés à la consommation d’alcool, de drogue et de médicaments.
> Pour en savoir plus :
|