L’État,
les professionnels de la nuit ainsi que tous les acteurs concernés
(organismes représentatifs de la profession des restaurants,
débits de boissons et autres lieux festifs, entreprises
du secteur des boissons alcoolisées, associations,
représentants d’organismes de transport de personnes,
experts, fabricants d’éthylotests…) ont
travaillé ensemble afin de trouver des solutions concrètes,
destinées à lutter contre les risques d’alcoolémie
des jeunes au volant, en particulier à l’occasion
des sorties de fin de semaine. Après une matinée
de travail en ateliers, plusieurs propositions ont été
faites : la réalisation d’une charte afin d’uniformiser
les horaires de fermeture des lieux festifs, la formation
(même avant l’embauche) et la sensibilisation
des personnels des établissements à la prévention
sur le risque de l’alcool. Par ailleurs, certaines solutions
pratiques ont été envisagées –
comme l’utilisation des "doggy bag" [1]
–, et une réflexion a été lancée
sur la recherche d’un équivalent français
au personnage emblématique de Bob
– le "conducteur
désigné" promu à grande échelle
en Belgique –, afin de valoriser et d’inciter
les jeunes à s’impliquer dans ces opérations.
Enfin, les participants de la table ronde ont rappelé
que ces propositions ne sont en aucun cas une alternative
à la responsabilisation individuelle des clients comme
des gérants d’établissements. Gilles de
Robien est venu clôturer cette journée, ne manquant
pas de souligner "le caractère exceptionnel d’une
telle rencontre", et émettant le souhait d’élaborer
un plan d’action avant l’été. L’idée
d’une deuxième table ronde a été
lancée, cette fois en comité plus réduit
afin de prévoir la mise en œuvre concrète
des différentes propositions.
- alcool au volant : une
nouvelle jurisprudence
|
 |
La jurisprudence tend à devenir de moins
en moins indulgente en matière d’alcool au volant.
Pour exemple, un couple va comparaître devant le tribunal
de Nancy, pour avoir laissé partir un ami ivre au volant
de son véhicule le 23 février 2000. L’homme
en état d’ivresse a alors provoqué un
accident : quatre membres d’une famille sont décédées
sur le coup, un enfant de six ans a été gravement
blessé. Lui-même – qui roulait avec 2,4
g d’alcool par litre de sang – est mort carbonisé
dans sa voiture. Il est reproché au couple de ne pas
avoir tout tenté pour empêcher leur ami de prendre
le volant, notamment de ne pas avoir averti les services de
police. |