Le
Dr
Lee et le Président Chirac ont souhaité
que cette journée soit "la première étape
d'une ambition planétaire". Quelle sera, selon
vous, la prochaine étape ?
La prochaine étape, c'est l'Europe. Nous voulons montrer
l'exemple à la Planète. La France, va proposer
des solutions en matière de poursuite des infractions
commises sur les routes d'un pays européen par un ressortissant
d'un autre pays de l'Union. En France, nous avons réussi
à éliminer les "indulgences" en matière
d'infraction au Code de la route. De la même façon,
nous souhaitons travailler à une Europe sans impunité
transfrontalière.
Ne craignez-vous pas que la sécurité
routière soit uniquement ressentie par les conducteurs
comme une sanction ?
Une répression juste a fait ses preuves en réduisant
les taux de mortalité. Mais une politique seulement
répressive trouverait rapidement ses limites. C'est
pour cela que nous travaillons à la prévention,
la sensibilisation et l'éducation. Les conducteurs
doivent connaître les règles qui régissent
nos routes. S'ils décident de les transgresser, ils
se mettent alors en infraction. La sécurité
routière n'est pas un piège. Cet été,
nous distribuerons, à destination des voyageurs, plus
de 1 200 000 dépliants qui rappellent les conseils
de sécurité, les points essentiels du Code de
la route français ainsi que les sanctions correspondant
aux infractions à nos règles. Ces dépliants
sont édités en 4 langues : français,
anglais, espagnol et allemand. Les règles connues :
on ne parle plus de piège !
La Suède est considérée comme
le "bon élève" en matière de
sécurité routière. Que manque-t-il à
la France pour accéder à ce statut ?
En Suède, la culture de la Sécurité routière
est acquise. Les Suédois ont envie de respecter la
réglementation. Aujourd'hui, la France est au stade
de l'éducation. Et l'éducation routière
ne doit pas s'arrêter au jour de l'obtention du permis,
mais être dispensée tout au long de la vie.
- Le premier timbre-poste
sur le thème de la sécurité routière
est sorti
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Grand moment pour les philatélistes,
cette journée du 7 avril 2004 a été marquée
par la sortie officielle du premier
timbre postal sur le thème de la sécurité
routière. Cette inauguration s’est déroulée
au Village Sécurité routière créé
pour l'occasion sur le Champs-de-Mars à Paris, au pied
de la tour Eiffel et à côté d'une immense
bâche dressée qui rappelait aux visiteurs que
la route tue 1 200 000 personnes chaque année. Gilles
de Robien a félicité La Poste et son président
Jean-Paul Bailly pour ce nouveau timbre postal de 0,50 €,
"formidable vecteur de communication et de sensibilisation".
Ce timbre a été choisi parmi une collection
de six, émise par l'administration des Nations unies
en commémoration de cette journée. Des messages
sur la ceinture de sécurité, la vitesse, l'alcool,
les piétons, les panneaux de signalisation et la courtoisie
au volant seront ainsi véhiculés sur des enveloppes
dans plusieurs pays du monde. Michel Granger, l'artiste français,
qui a conçu la collection, souligne l'aspect international
de son œuvre : "J'ai travaillé sur le thème
de la carte routière parce que c'est l'objet que l'on
a sous la main dans une voiture, dans le monde entier. Pour
le timbre français, vous constaterez que le corps de
l'homme est fait d'une carte routière exempte de citation
de lieu et de route." Une élégante façon
de rappeler que les routes sont universelles et font partie
du patrimoine mondial.
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