|
En milieu rural, le vélo est le second mode de déplacement
[1], dans une acceptation
large englobant les trajets quotidiens et les loisirs, après
la voiture, mais devant la marche à pied seule et les
transports en commun. Quant au vélo de loisir (VTT
pour l’essentiel), il a pris un bel essor depuis une
dizaine d’années. Les ventes de VTT, adultes
et enfants, VTC, BMX et bicross représentent en 2001
près de 70% des ventes totales de bicyclettes. Une
cinquantaine de départements regroupés dans
l’Association des départements cyclables a d’ores
et déjà compris l’intérêt
de ce nouvel engouement pour la petite reine, tout en prenant
conscience de la nécessité de favoriser la sécurité
de ces déplacements. Ils proposent des programmes d’aménagement
des itinéraires cyclables répertoriés
et bien identifiés. Offrant des degrés de sécurité
différents, ces parcours correspondent chacun à
certains usagers. Les pistes en site propre et les voies vertes
sont plutôt fréquentées par les promeneurs
du weekend : interdites aux véhicules motorisés,
elles sont parfaitement sécurisées. En revanche,
les itinéraires balisés, qui empruntent des
bandes, des pistes cyclables ou des petites routes tranquilles,
attirent les cyclotouristes, et surtout les sportifs, de même
que certaines pistes, longues de plusieurs dizaines de kilomètres
et avec des dénivelés importants.
Exemples de réseaux cyclables
La Gironde, avec ses 600 km de pistes en site propre, entre
vignobles et forêts de pins, se positionne dans le peloton
de tête ! Créon, une petite cité située
au cœur de ce réseau, est même devenue une
"station
vélo" (comme il y a des stations de ski).
Au coude à coude, le département du Bas-Rhin
offre aussi un réseau cyclable remarquable (320 km
en site propre et autant en itinéraires balisés).
Il encourage la pratique du vélo comme alternative
à la voiture, notamment en créant des pistes
"interlocalités" sécurisées
pour les collégiens. Une initiative judicieuse que
l’on retrouve dans l’Hérault, où
le conseil
général a décidé que chaque
construction d’un nouveau collège serait désormais
accompagnée de l’aménagement d’une
piste cyclable entre l’établissement et les secteurs
urbains concernés. Cela dit, ces équipements
se font parfois à l’échelle de la région,
voire de plusieurs régions. L’objectif peut être
le développement touristique, comme c’est le
cas avec la voie
verte qui traverse la Bourgogne de Cluny à Givry,
ou encore les parcours dans le Marais Poitevin ou la baie
de Somme. Il peut aussi accompagner une politique des transports,
comme c’est le cas en Ile-de-France où, pour
favoriser l’intermodalité, des parcs et des places
de stationnement vélos sont installés près
des gares SNCF ou RER.
> Pour en savoir plus : Association
des départements cyclables
|