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Accueil > La revue "Sécurité Routière"  > n° 138 > L’insécurité des vélos ? réponse de l’ONISR
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L’insécurité des vélos ? réponse de l’ONISR
Une étude récemment publiée par l’observatoire national interministériel de sécurité routière (ONISR) permet de faire le point sur la question de la sécurité des bicyclettes de 1992 à 2001.
Le point sur l'accidentologie des vélos et analyse des précautions pour maximiser la sécurité en bicyclette.


Photo : campagne pour le port du casque en vélo Sur les dix années examinées, le nombre de cyclistes tués a diminué de 30 %, contre 15 % pour l’ensemble des usagers de la route. Il est passé de 348 tués en 1992 à 242 en 2001. Même tendance pour les blessés : -51% pour les blessés graves, - 18% pour les blessés légers.
• Comme pour l’ensemble des accidentés, les victimes cyclistes sont majoritairement des hommes, avec un taux de mortalité parmi les victimes deux fois plus élevé que chez les femmes ; 81% des cyclistes tués sont des hommes. Les 10-19 ans sont de loin les plus exposés, de même que les plus de 65 ans qui forment la classe d’âge qui compte le plus de tués, proportionnellement à leur population.
En revanche, l’alcoolémie est rare chez les cyclistes : dans les contrôles après accidents corporels, elle n’est présente que dans 1,7 % des cas (contre 5,6% chez les automobilistes).
• Quatre accidents sur cinq impliquant des cyclistes se situent en milieu urbain [1], mais la gravité (nombre de tués pour 100 victimes) des accidents de bicyclettes est en moyenne cinq fois plus forte en rase campagne [2] qu’en milieu urbain où la gravité des accidents décroît à mesure que la taille de l’agglomération augmente.
• L’analyse des accidents sur les dix années étudiées montre que près de 70 % des cyclistes tués l’ont été hors intersection. Autrement dit, la cause est moins à rechercher du côté d’un non-respect des feux ou des priorités par les cyclistes que du côté des autres usagers, trop souvent inattentifs aux vélos.
• Les accidents de jour en 2001 représentaient 84 % contre 19 % pour les accidents de nuit. Les pics d’accidents cyclistes surviennent le mercredi et le vendredi, dans la journée, et à la belle saison. Les accidents les plus graves surviennent le samedi et le dimanche, ce qui confirme le caractère ludique et/ou sportif d’une partie de l’usage de la bicyclette.
En définitive, même si les chiffres diffèrent, l’accidentologie des cyclistes ressemble sur de nombreux points à l’accidentologie des autres usagers. Les hommes sont plus souvent et plus gravement touchés. Ils utilisent en effet davantage le vélo que les femmes, plus souvent sur route, et adoptent plus fréquemment une conduite à risques. Quant aux garçons de 10 à 14 ans, ils sont les premiers utilisateurs du vélo, ce qui explique le pic d’accidents constaté à cet âge. Par ailleurs, la gravité augmentant avec l’âge, quel que soit le mode de déplacement, les cyclistes de plus de 65 ans se trouvent particulièrement exposés. Enfin, comme pour les accidents de voitures ou de motos, le niveau de gravité des accidents cyclistes en rase campagne est directement lié à la vitesse des autres usagers.

> Pour en savoir plus : L’étude sectorielle "La sécurité des bicyclettes de 1992 à 2001" (document PDF) est téléchargeable sur le site de la sécurité routière, elle a été éditée en version papier par La Documentation française en novembre 2003.

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  • L’équipement du cycliste

Côté vélo
• Pour faire du vélo en sécurité, il faut un engin doté de tous les équipements obligatoires et bien entretenus. C’est-à-dire :
• les freins avant et arrière contrôlés très régulièrement (état de tension des câbles, position des leviers de freins, usure des patins, etc.).
• l’éclairage toujours en parfait état de marche, avec un feu jaune ou blanc à l’avant et un feu rouge à l’arrière. Ces lumières, qui fonctionnent sur pile ou sur dynamo, doivent être actionnées dès que le jour baisse. Une vérification de l’état des ampoules – et s’il s’agit d’un système à pile, de cette dernière – s’impose avant de prendre la route en début ou en fin de journée.
• les dispositifs de signalisation rétroréfléchissants – ou catadioptres – au complet. Ceux-ci sont de couleurs différentes selon leur emplacement : blanc à l’avant, rouge à l’arrière, orange sur les roues et sur les pédales. Leur propreté est la condition indispensable de leur efficacité.
• les pneus en bon état et bien gonflés (usés, ils tiennent moins bien la route et crèvent plus facilement).
• un avertisseur (timbre ou grelot) dont le son peut être entendu à 50 m au moins.
• pour ceux qui transportent un enfant, l’obligation de l’installer sur un siège à fixer sur le porte-bagages. Et pour les moins de 5 ans, le siège doit même être équipé d’un dispositif de retenue (repose-pieds et courroie d’attache). Enfin, l’écarteur de danger est particulièrement recommandé hors agglomération, là où les vitesses sont élevées car il incite les automobilistes à respecter les distances lors des dépassements.

Côté cycliste
Même sans obligation légale, il est indispensable de prendre certaines précautions, notamment pour être visible :
• Ne pas porter des vêtements qui risquent de se prendre dans les rayons des roues (il existe des pinces à vélo réfléchissantes).
• Choisir de préférence des tenues de couleurs claires ou vives, plus facilement repérables par les autres usagers. Par temps couvert ou à la nuit tombée, un gilet, un baudrier ou un brassard muni de bandes fluorescentes le jour et réfléchissantes la nuit est fortement conseillé.
• Le port du casque est fortement conseillé par les médecins et par la Sécurité routière car il réduit le risque de traumatisme crânien en cas de chute. Et on s’accorde à reconnaître son intérêt pour les cyclotouristes… et sa nécessité impérieuse pour la pratique des enfants et des adolescents.

[1] Milieu urbain : ensemble de réseaux situés à l’intérieur d’une agglomération (définie au sens du Code de la route comme étant la partie de la route située entre les panneaux d’entrée et de sortie d’agglomération) quelle qu’en soit la taille.
[2] Rase campagne : reste du réseau hors agglomération.

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80 %
Plus de 80 % des accidents cyclistes ont lieu en ville, mais ils sont en moyenne cinq fois moins graves qu’en rase campagne. 18 % des accidents ont lieu hors agglomération ; ils sont à l’origine de 56 % des cyclistes tués.

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