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Accueil  > Ressources  > La revue "Sécurité Routière"  > n° 136 > 3 questions à Jacques Ehrlich, chef du projet Lavia
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3 questions à Jacques Ehrlich, chef du projet Lavia
Le Lavia est un système d’assistance à la conduite destiné à aider le conducteur à mieux respecter les limitations de vitesse. La revue fait le point sur cet ambitieux projet de recherche, qui mobilise de nombreux partenaires [1].

Photo : Jacques Ehrlich, chef du projet Lavia Qu’est-ce que le Lavia ?
Le Lavia est le Limiteur s’adaptant à la vitesse autorisée [2]. Ce système utilise les technologies GPS et celles de la navigation, ainsi qu’une cartographie intégrant les limitations de vitesse. Le véhicule reconnaît la voie sur laquelle il circule et adopte automatiquement la vitesse réglementaire en vigueur à l’endroit où il se trouve. Le Lavia limite l’injection de carburant et le véhicule ralentit grâce au frein moteur ou bien grâce à une action du conducteur sur le frein ; le Lavia n’agit jamais sur les freins.

Quel est l’objectif du projet Lavia ?
Ce projet de recherche tend avant tout à évaluer l’acceptabilité du système Lavia par les conducteurs et son influence sur la conduite : comment est-il utilisé ? Quel est le mode d’assistance le plus adapté (voir ci-dessous) ? Contribue-t-il à déresponsabiliser le conducteur dans les situations délicates ? Le Lavia a-t-il une influence sur le nombre d’accidents et sur leur gravité ? Telles sont les questions que nous nous posons. Nous verrons plus tard, en fonction des résultats obtenus, s’il y a lieu ou non de déployer le Lavia.

Comment va se passer l’expérimentation ?
Il y aura deux phases. Tout d’abord, une préévaluation va porter sur une quinzaine de conducteurs volontaires, qui utiliseront deux véhicules prototypes et seront accompagnés par des psychologues de la conduite. Il s’agira de comprendre comment ce système est utilisé et d’étudier l’interaction avec les autres véhicules qui ne disposent pas du Lavia. Une seconde phase débutera mi-2004. Une centaine de conducteurs se serviront de véhicules équipés du Lavia pendant huit semaines, à la place de leur voiture personnelle, dans une zone expérimentale (Yvelines et Hauts-de-Seine). Ils ne seront plus accompagnés par des psychologues. Les données relatives à la conduite seront enregistrées dans le véhicule puis exploitées. L’expérimentation doit se terminer en 2005.

> Pour en savoir plus : Présentation du programme de recherche sur le système Lavia. www.projet-lavia.com. Jacques Ehrlich, directeur adjoint du Livic (laboratoire commun à l’Inrets et au Laboratoire central des Ponts et Chaussées – LCPC) et chef du projet Lavia :

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  • Trois modes d’assistance

Mode informatif : le conducteur est informé par affichage sur le tableau de bord de la vitesse autorisée à l’endroit où il se trouve.
Mode actif débrayable : au-delà du seuil de la vitesse réglementaire, la pédale d’accélérateur est sans effet. Néanmoins, le conducteur peut désactiver le dispositif à l’aide d’un commutateur, ou bien en utilisant le "kick down" (un appui fort sur la pédale d’accélérateur).
Mode actif non débrayable : le système ne peut pas être mis hors service à l’aide du commutateur, mais le "kick down" est toujours possible.

[1] Les partenaires : Laboratoire central des Ponts et Chaussées (LCPC), Institut national de recherche sur les transports et leur Sécurité (INRETS), PSA, Renault, Laboratoire régional de l’Ouest parisien (LROP), Centre d’études techniques de l’Équipement de Méditerranée, Zone expérimentale et Laboratoire de trafic du CETE Sud-Ouest, Laboratoire d’accidentologie, de biomécanique et d’études du comportement humain (LAB). Le projet est financé par la Sécurité routière et la direction de la Recherche et des Affaires scientifiques et Techniques du ministère de l’Équipement.
[2] Lire la Revue n° 132, avril 2003, pp. 22-23.

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