Pas
ou peu d’opérations spectaculaires – ce
n’était pas l’objectif dans la mesure où
le chantier présidentiel, à l’œuvre
depuis juillet 2002, se poursuit à un rythme soutenu
–, mais une multitude d’actions, d’engagements
à tous les niveaux de responsabilité et dans
tous les milieux. Ainsi, dans l’ensemble des départements,
plus de deux mille actions ont été recensées
: sensibilisation dans les écoles, les collèges
et les lycées, les centres sociaux, les foyers pour
personnes âgées, mais aussi actions de formation
et contrôles dans les entreprises, dans des lieux publics,
etc. Ces opérations ont été menées
le plus souvent avec la participation très active des
associations, des assureurs, des entreprises et, parfois,
des professionnels de santé. Sans oublier la presse
quotidienne régionale (en moyenne 26 articles par département)
et les radios locales, qui se sont très largement mobilisées,
comme chaque année. Les médias locaux ne se
sont en effet pas seulement fait l’écho de ces
manifestations ; ils ont également relayé, dans
des articles ou des émissions spéciales, les
messages de sécurité routière auprès
des citoyens. Certes, le temps fort a presque partout été
celui des assises départementales (voir "4e
semaine de la sécurité routière : cent
assises départementales"), mais la Semaine
a aussi été marquée par le déplacement
de plusieurs ministres en région – en général,
l’occasion pour eux de mettre l’accent sur une
initiative innovante, sur des actions qui s’intègrent
au "chantier présidentiel", qui concrétisent
des décisions ou bien qui ouvrent de nouvelles pistes
de travail… Ces déplacements ont aussi permis
de réaffirmer la dimension interministérielle
de la lutte contre l’insécurité routière.
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15 octobre : Une charte d’accueil
des familles
Elle était attendue depuis plusieurs mois : la charte
d’accueil à l’hôpital des familles
de victimes d’accidents de la route a été
signée solennellement le 15 octobre, par le ministre
de la Santé, Jean-François
Mattei, et le ministre délégué à
la Famille, Christian
Jacob. Et ce n’est pas un hasard si cette signature
a eu lieu à l’hôpital Necker : cet établissement
parisien, pourvu depuis 1996 d’un salon d’attente
et d’une cellule de soutien psychologique pour les familles
des blessés, dans l’attente du diagnostic, a
inspiré la charte destinée à tous les
services d’urgences des hôpitaux. Celle-ci recommande
en effet d’accueillir les familles d’accidentés
dans un lieu spécifique, de leur assurer une information
personnalisée et un soutien psychologique et de former
les personnels à cet accueil.
18 octobre : Gilles de Robien en Bretagne… après
Bordeaux
C’est un partenariat exemplaire : à l’occasion
de la Semaine, le quotidien breton Le Télégramme
a décidé de s’engager en faveur de la
sécurité routière au travers d’articles,
d’illustrations choc, de jeux interactifs, etc. Jugeant
la démarche exemplaire, le ministre des Transports
a tenu à aller signer lui-même, à Morlaix,
au siège du journal, la convention passée avec
l’État. Son espoir, Gilles
de Robien l’a avoué, c’est de voir
de telles initiatives se multiplier, la presse écrite
constituant "un formidable relais préventif auprès
du grand public". Le ministre s’est ensuite rendu
tout près de là, à Saint-Martin-des-Champs,
sur le parking d’un hypermarché, pour engager
le dialogue avec les jeunes de l’IUT de Morlaix qui
avaient organisé des ateliers de sensibilisation au
risque routier (aquaplaning, essai de freinage d’urgence,
simulation d’accident, etc.). Il avait d’ailleurs
déjà engagé ce dialogue l’avant-veille,
à Bordeaux, avec d’autres jeunes. Ceux du Centre
information jeunesse d’Aquitaine, qui avaient installé
pour la Semaine un "Village sécurité routière"
sur 3 000 m2, au cœur même de la ville.
20 octobre : Xavier Darcos, "Anastase"
et les enfants de Thiais
"L’éducation à la sécurité
routière doit être prise en compte le plus tôt
possible", Xavier
Darcos, le ministre délégué à
l’Enseignement scolaire, l’a rappelé haut
et fort en se rendant à l’école
Saint-Exupéry de Thiais (Val-de-Marne) pour présenter
. Il s’agit d’un logiciel conçu pour permettre
aux 3-7 ans d’acquérir de façon ludique
– en suivant les pas d’un canard prudent –
les bases nécessaires à l’"attestation
de première éducation à la route"
(l’Aper, que tous les élèves devront désormais
passer à la fin du CM2). La sensibilisation à
la sécurité routière est obligatoire
dès l’école maternelle. Ce cédérom,
adapté aux jeunes enfants, sera bientôt disponible
dans toutes les écoles maternelles. L’assureur
scolaire MAE
s’est en effet engagé à en faire graver
26 000 et à les distribuer gratuitement dans chaque
école maternelle courant janvier.
21 octobre : Sensibiliser les étudiants aux
dangers de l’alcool au volant
La Semaine a été choisie comme cadre pour le
lancement d’un nouveau partenariat qui unit la Sécurité
routière et la Conférence
des présidents d’universités. Les
deux entités avaient en effet décidé
de mettre en place conjointement une campagne d’information
auprès des étudiants sur les dangers de l’alcool
au volant et plus généralement sur les risques
routiers. Pour le coup d’envoi, qui a eu lieu à
Tolbiac, en présence du directeur de cabinet de Luc
Ferry, ministre de la Jeunesse, de l’Éducation
nationale et de la Recherche, du délégué
interministériel Rémy Heitz, et de nombreux
universitaires – dont le président de Paris I
Michel Kaplan –, des affiches et des dépliants
sur le thème "Pas de soirée sans retour
organisé" ont été présentés.
Un matériel de sensibilisation fort utile lorsqu’on
sait que l’alcool reste le premier facteur d’insécurité
routière chez les jeunes, notamment lors des retours
de soirées trop arrosées en fin de semaine…
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