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Accueil  > Ressources  > La revue "Sécurité Routière"  > n° 136 > 4e semaine de la sécurité routière : forte mobilisation des services de l’Etat

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4e semaine de la sécurité routière : forte mobilisation des services de l’Etat
D’année en année, la semaine de la sécurité routière conforte son assise. Pour sa quatrième édition, qui s’est déroulée du 15 au 22 octobre 2003, la mobilisation a été une fois de plus très forte…

Photo : lancement de la campagne destinée aux étudiants, le 21 octobre, à la Sorbonne (rue de Tolbiac à Paris)Pas ou peu d’opérations spectaculaires – ce n’était pas l’objectif dans la mesure où le chantier présidentiel, à l’œuvre depuis juillet 2002, se poursuit à un rythme soutenu –, mais une multitude d’actions, d’engagements à tous les niveaux de responsabilité et dans tous les milieux. Ainsi, dans l’ensemble des départements, plus de deux mille actions ont été recensées : sensibilisation dans les écoles, les collèges et les lycées, les centres sociaux, les foyers pour personnes âgées, mais aussi actions de formation et contrôles dans les entreprises, dans des lieux publics, etc. Ces opérations ont été menées le plus souvent avec la participation très active des associations, des assureurs, des entreprises et, parfois, des professionnels de santé. Sans oublier la presse quotidienne régionale (en moyenne 26 articles par département) et les radios locales, qui se sont très largement mobilisées, comme chaque année. Les médias locaux ne se sont en effet pas seulement fait l’écho de ces manifestations ; ils ont également relayé, dans des articles ou des émissions spéciales, les messages de sécurité routière auprès des citoyens. Certes, le temps fort a presque partout été celui des assises départementales (voir "4e semaine de la sécurité routière : cent assises départementales"), mais la Semaine a aussi été marquée par le déplacement de plusieurs ministres en région – en général, l’occasion pour eux de mettre l’accent sur une initiative innovante, sur des actions qui s’intègrent au "chantier présidentiel", qui concrétisent des décisions ou bien qui ouvrent de nouvelles pistes de travail… Ces déplacements ont aussi permis de réaffirmer la dimension interministérielle de la lutte contre l’insécurité routière.

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15 octobre : Une charte d’accueil des familles
Elle était attendue depuis plusieurs mois : la charte d’accueil à l’hôpital des familles de victimes d’accidents de la route a été signée solennellement le 15 octobre, par le ministre de la Santé, Jean-François Mattei, et le ministre délégué à la Famille, Christian Jacob. Et ce n’est pas un hasard si cette signature a eu lieu à l’hôpital Necker : cet établissement parisien, pourvu depuis 1996 d’un salon d’attente et d’une cellule de soutien psychologique pour les familles des blessés, dans l’attente du diagnostic, a inspiré la charte destinée à tous les services d’urgences des hôpitaux. Celle-ci recommande en effet d’accueillir les familles d’accidentés dans un lieu spécifique, de leur assurer une information personnalisée et un soutien psychologique et de former les personnels à cet accueil.

18 octobre : Gilles de Robien en Bretagne… après Bordeaux
C’est un partenariat exemplaire : à l’occasion de la Semaine, le quotidien breton Le Télégramme a décidé de s’engager en faveur de la sécurité routière au travers d’articles, d’illustrations choc, de jeux interactifs, etc. Jugeant la démarche exemplaire, le ministre des Transports a tenu à aller signer lui-même, à Morlaix, au siège du journal, la convention passée avec l’État. Son espoir, Gilles de Robien l’a avoué, c’est de voir de telles initiatives se multiplier, la presse écrite constituant "un formidable relais préventif auprès du grand public". Le ministre s’est ensuite rendu tout près de là, à Saint-Martin-des-Champs, sur le parking d’un hypermarché, pour engager le dialogue avec les jeunes de l’IUT de Morlaix qui avaient organisé des ateliers de sensibilisation au risque routier (aquaplaning, essai de freinage d’urgence, simulation d’accident, etc.). Il avait d’ailleurs déjà engagé ce dialogue l’avant-veille, à Bordeaux, avec d’autres jeunes. Ceux du Centre information jeunesse d’Aquitaine, qui avaient installé pour la Semaine un "Village sécurité routière" sur 3 000 m2, au cœur même de la ville.

20 octobre : Xavier Darcos, "Anastase" et les enfants de Thiais
"L’éducation à la sécurité routière doit être prise en compte le plus tôt possible", Xavier Darcos, le ministre délégué à l’Enseignement scolaire, l’a rappelé haut et fort en se rendant à l’école Saint-Exupéry de Thiais (Val-de-Marne) pour présenter . Il s’agit d’un logiciel conçu pour permettre aux 3-7 ans d’acquérir de façon ludique – en suivant les pas d’un canard prudent – les bases nécessaires à l’"attestation de première éducation à la route" (l’Aper, que tous les élèves devront désormais passer à la fin du CM2). La sensibilisation à la sécurité routière est obligatoire dès l’école maternelle. Ce cédérom, adapté aux jeunes enfants, sera bientôt disponible dans toutes les écoles maternelles. L’assureur scolaire MAE s’est en effet engagé à en faire graver 26 000 et à les distribuer gratuitement dans chaque école maternelle courant janvier.

21 octobre : Sensibiliser les étudiants aux dangers de l’alcool au volant
La Semaine a été choisie comme cadre pour le lancement d’un nouveau partenariat qui unit la Sécurité routière et la Conférence des présidents d’universités. Les deux entités avaient en effet décidé de mettre en place conjointement une campagne d’information auprès des étudiants sur les dangers de l’alcool au volant et plus généralement sur les risques routiers. Pour le coup d’envoi, qui a eu lieu à Tolbiac, en présence du directeur de cabinet de Luc Ferry, ministre de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche, du délégué interministériel Rémy Heitz, et de nombreux universitaires – dont le président de Paris I Michel Kaplan –, des affiches et des dépliants sur le thème "Pas de soirée sans retour organisé" ont été présentés. Un matériel de sensibilisation fort utile lorsqu’on sait que l’alcool reste le premier facteur d’insécurité routière chez les jeunes, notamment lors des retours de soirées trop arrosées en fin de semaine…

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Plus de 2 000
actions ont été recensées.

26 000
exemplaires du cédérom "Anastase", qui prépare à l’attestation de première éducation à la route, seront distribués dans les écoles maternelles.

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