Il permet la mise en œuvre de mesures phares décidées
lors du comité
interministériel de sécurité routière
du 18 décembre 2002: le contrôle-sanction
automatisé et le permis probatoire pour les jeunes.
Les peines encourues sont sensiblement
augmentées en cas d’accident corporel, lorsqu’il
a été provoqué par l'imprudence ou la
maladresse d'un conducteur : 5 ans de prison en cas d'homicide
involontaire, jusqu'à 10 ans si l'accident est accompagné
de circonstances aggravantes, telles qu'un grand excès
de vitesse ou une conduite en état d'ivresse. Pour
les délits les plus graves, le conducteur sanctionné
d’une suspension de permis de conduire ne pourra plus
voir son permis aménagé pour des raisons professionnelles
– le "permis blanc".
Le système des amendes
forfaitaires est étendu, avec la mise en place
d'un système entièrement automatisé de
traitement de l'infraction (de la détection jusqu'à
l'envoi de l'amende au domicile du propriétaire du
véhicule). Le gouvernement a annoncé un programme
de déploiement de 1000 appareils sur trois ans.
Le permis probatoire pour les
jeunes est instauré : les jeunes conducteurs seront
munis de six points au départ. Ils devront faire leurs
preuves pendant trois ans pour gagner les six points manquants.
S’ils commettent une infraction entraînant un
retrait de six points (une conduite sous l’empire d’un
état alcoolique, par exemple), ils devront repasser
entièrement l’examen. La loi devait être
promulguée en juin par le président de la République.
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