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Accueil  > Ressources  > La revue "Sécurité Routière"  > n° 133Paris : La délinquance routière traquée
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Paris : La délinquance routière traquée
Depuis octobre 2002, la traque aux contrevenants s’intensifie dans la capitale, principalement autour des délits accidentogènes : non-respect des feux rouges, excès de vitesse, alcool au volant et circulation dans les couloirs de bus.

 
Un policier parisien effectue un contrôle de vitesse avec le radar multalaser. Photo Préfecture de police de Paris Effectifs et moyens renforcés
Les effectifs d’une brigade de répression routière, la BRDR , ont été renforcés. En outre, tous les effectifs d’arrondissements et les compagnies de district traditionnellement consacrées à l’ordre public sont mobilisés, dès qu’ils le peuvent, sur des activités de sécurité routière. Côté moyens matériels, "Paris est la première ville à expérimenter dans les jours prochains une chaîne de contrôle-sanction automatisée de la vitesse. Des appareils à imagerie numérique permettront de relever l’infraction, puis de déclencher l’identification de l’infractionniste et l’envoi du PV à domicile", détaille Dominique Ludwig, sous-directeur à la circulation de la préfecture de police.

Des méthodes dissuasives

L’installation de jumelles radars vient compléter efficacement le dispositif matériel de la répression. Par ailleurs, les forces de l’ordre mettent l’accent sur des méthodes dissuasives. Des équipes de motocyclistes et de voitures banalisées sillonnent la capitale afin de surprendre des infractions dangereuses en flagrant délit. Même stratégie avec des agents en civil postés aux feux et reliés par radio à une équipe mobile. Il s’agit de renforcer chez les contrevenants l’idée d’un contrôle possible et imprévu, à tout moment, et de responsabiliser les conducteurs, indépendamment d’une présence policière visible. Autre mesure hautement dissuasive et déjà à l’œuvre : le survol régulier de portions de périphérique en hélicoptère. Le non-respect des distances de sécurité et les conduites dangereuses sont facilement repérables de là-haut. L’identification du véhicule fautif est alors transmise aux équipes au sol qui procèdent à l’interpellation. Pour l’heure, le nombre de contraventions est en augmentation constante à la préfecture de police. Qui constate, en contrepartie, une baisse sensible du nombre d’accidents à Paris (de l’ordre de 30 % par rapport à l’année précédente).

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  • Une brigade dédiée à la sécurité routière

Issue des récentes orientations en matière de sécurité routière, et créée en octobre 2002 par Jean-Paul Proust, le préfet de police, la BRDR (Brigade de répression de la délinquance routière) est composée de 70 gardiens de la paix et agents de surveillance. Mission : sanctionner toute infraction automobile dangereuse dans la capitale. "Cette force de dissuasion a permis de renforcer l’efficacité de nombreux contrôles effectués pour sanctionner les comportements dangereux", précise le lieutenant Véronique Ramade, qui commande la Brigade. La plage de répression s’étend désormais quotidiennement, de 8 h le matin à 23 h 30 le soir et les opérations nocturnes ne sont pas rares. Le travail s’organise également de façon plus méthodique. Non plus des interpellations à la volée, mais selon des cibles d’intervention : les deux-roues, les cars, la vitesse, certains horaires ou certaines dates de l’année (départs en vacances, notamment). Le service central des accidents fournit par ailleurs des indications fondées statistiquement sur les lieux les plus dangereux de la capitale : l’occasion d’y renforcer surveillance et contrôle. "Près de 5000 PV le mois dernier… Mais la quantité n’est pas tout : nous essayons de lier répression et prévention", souligne le lieutenant Ramade.

 

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