Effectifs et moyens renforcés
Les effectifs d’une brigade de répression routière,
la BRDR , ont été
renforcés. En outre, tous les effectifs d’arrondissements
et les compagnies de district traditionnellement consacrées
à l’ordre public sont mobilisés, dès
qu’ils le peuvent, sur des activités de sécurité
routière. Côté moyens matériels,
"Paris est la première ville à expérimenter
dans les jours prochains une chaîne de contrôle-sanction
automatisée de la vitesse. Des appareils à imagerie
numérique permettront de relever l’infraction,
puis de déclencher l’identification de l’infractionniste
et l’envoi du PV à domicile", détaille
Dominique Ludwig, sous-directeur à la circulation de
la préfecture de police.
Des méthodes dissuasives
L’installation de jumelles radars vient
compléter efficacement le dispositif matériel
de la répression. Par ailleurs, les forces de l’ordre
mettent l’accent sur des méthodes dissuasives.
Des équipes de motocyclistes et de voitures banalisées
sillonnent la capitale afin de surprendre des infractions
dangereuses en flagrant délit. Même stratégie
avec des agents en civil postés aux feux et reliés
par radio à une équipe mobile. Il s’agit
de renforcer chez les contrevenants l’idée d’un
contrôle possible et imprévu, à tout moment,
et de responsabiliser les conducteurs, indépendamment
d’une présence policière visible. Autre
mesure hautement dissuasive et déjà à
l’œuvre : le survol régulier de portions
de périphérique en hélicoptère.
Le non-respect des distances de sécurité et
les conduites dangereuses sont facilement repérables
de là-haut. L’identification du véhicule
fautif est alors transmise aux équipes au sol qui procèdent
à l’interpellation. Pour l’heure, le nombre
de contraventions est en augmentation constante à la
préfecture de police. Qui constate, en contrepartie,
une baisse sensible du nombre d’accidents à Paris
(de l’ordre de 30 % par rapport à l’année
précédente).
- Une brigade dédiée
à la sécurité routière
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Issue des récentes orientations en matière
de sécurité routière, et créée
en octobre 2002 par Jean-Paul Proust, le préfet de
police, la BRDR (Brigade
de répression de la délinquance routière)
est composée de 70 gardiens de la paix et agents de
surveillance. Mission : sanctionner toute infraction automobile
dangereuse dans la capitale. "Cette force de dissuasion
a permis de renforcer l’efficacité de nombreux
contrôles effectués pour sanctionner les comportements
dangereux", précise le lieutenant Véronique
Ramade, qui commande la Brigade. La plage de répression
s’étend désormais quotidiennement, de
8 h le matin à 23 h 30 le soir et les opérations
nocturnes ne sont pas rares. Le travail s’organise également
de façon plus méthodique. Non plus des interpellations
à la volée, mais selon des cibles d’intervention
: les deux-roues, les cars, la vitesse, certains horaires
ou certaines dates de l’année (départs
en vacances, notamment). Le service central des accidents
fournit par ailleurs des indications fondées statistiquement
sur les lieux les plus dangereux de la capitale : l’occasion
d’y renforcer surveillance et contrôle. "Près
de 5000 PV le mois dernier… Mais la quantité
n’est pas tout : nous essayons de lier répression
et prévention", souligne le lieutenant Ramade.
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