- La nouvelle épreuve
théorique
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La
nouvelle épreuve théorique, désormais
opérationnelle sur tout le territoire, introduit une
vraie révolution dans l’apprentissage du code.
La nouvelle épreuve théorique générale
Pendant longtemps, "passer le code" a été
vécu par les candidats au permis de conduire comme
une simple formalité, éventuellement précédée
d’une brève période de "bachotage".
Aujourd’hui, la nouvelle épreuve théorique
générale, autrement dit la nouvelle épreuve
du "code", exige une préparation soutenue
et une véritable prise de conscience de ce qu’est
la route et aussi de ce qu’implique la conduite d’un
véhicule.
L’apprentissage des comportements sur la route
Au-delà de l’apprentissage des règles,
naturellement toujours inscrit au cœur de la formation,
l’apprentissage des comportements sur la route est également
abordé. L’accent est mis sur le partage de la
route, la prise en compte des autres usagers – des motos
et des camions, mais aussi des usagers les plus fragiles,
piétons, cyclistes, enfants, personnes handicapées
–, dans le sens d’une conduite apaisée.
Bref, la relation aux autres, trop souvent passée sous
silence autrefois et laissée à la discrétion
de chacun, tient aujourd’hui une place essentielle.
Acquérir des connaissances sur tous les grands
thèmes de la sécurité routière
Les apprentis conducteurs doivent également acquérir
des connaissances sur tous les grands thèmes de la
sécurité routière : la vitesse, le freinage,
le port de la ceinture, la fatigue, l’alcool, les médicaments,
les mauvaises conditions climatiques et autres états
dégradés de la conduite, etc. Cette nouvelle
épreuve du "code" intègre en effet
tous ces sujets aujourd’hui considérés
comme une base indispensable pour qui veut un jour obtenir
le droit de tenir un volant.
400 nouvelles questions
Dans la forme, l’épreuve a beaucoup changé.
Il a fallu incorporer 400 nouvelles questions se référant
aux nouveaux thèmes. Mais, surtout, ces questions ne
reposent plus sur des images fixes et vieillottes. Les anciennes
diapositives ont été remplacées par des
séquences actuelles sur des supports techniques beaucoup
plus performants. Désormais, grâce au système
informatisé et sécurisé de projections
des épreuves audiovisuelles (Sispea), les feux clignotants
clignotent, les feux tricolores changent de couleur…
et les candidats se trouvent confrontés à des
situations beaucoup plus réalistes et "parlantes".
Pour répondre à bon escient, les candidats doivent
anticiper les situations, chercher les indices pertinents.
Ils ne peuvent le faire que si leurs formations théorique
et pratique sont étroitement liées.
- l'épreuve pratique
"nouvelle formule"
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D’ici à avril prochain, l’épreuve
pratique "nouvelle formule" sera en place dans la
moitié des départements français. Le
dispositif devrait couvrir l’ensemble du territoire,
courant 2005.
L’examen passe de 22 à 35 minutes
Pour les candidats, le changement le plus visible est d’ordre
quantitatif : dans la nouvelle formule, l’examen passe
de 22 à 35 minutes. En réalité, il s’agit
surtout d’un changement qualitatif : le temps de conduite
effective double. Il ne dépassait guère 12 minutes
dans l’ancienne version, compte tenu du temps nécessaire
à l’accueil du candidat à bord du véhicule,
au remplissage des documents administratifs, au contrôle
de la vision, etc. Désormais, il est fixé à
25 minutes minimum (auxquelles il faut toujours ajouter la
période réservée à l’accueil,
etc.). On arrive ainsi à 35 minutes.
Cette durée de conduite est mise à profit par
les inspecteurs sur trois points essentiels :
- Une réelle vérification de la capacité
du candidat à gérer son stress au volant
D’abord, une réelle vérification de la
capacité du candidat à gérer son stress
au volant. Une étude européenne a en effet démontré
que le pourcentage de fautes graves, faible pendant les premières
minutes – même chez des conducteurs très
inexpérimentés – grimpe en flèche
après 20 minutes au volant. Une épreuve de 25
minutes de conduite effective permet de voir si le candidat
passe ce cap sans problème.
- Un meilleur contrôle de la maîtrise
du véhicule
Ensuite, un meilleur contrôle de la maîtrise du
véhicule par le candidat. Ce dernier doit effectuer,
non plus une seule mais deux manœuvres, dont une obligatoirement
en marche arrière. Parmi celles-ci, il peut également
lui être demandé d’exécuter un arrêt
de précision.
- Un contrôle des connaissances concernant
le véhicule
Enfin, un contrôle des connaissances concernant le véhicule
: le candidat est interrogé sur l’utilisation
des accessoires intérieurs, sur certaines pièces
maîtresses du moteur, sur les feux, les pneumatiques
et leur usure, etc., ainsi que sur certains phénomènes
comme l’aquaplanage.
> Pour en savoir plus : Les
textes de références
- 3 questions
à Jean-Pierre Fougère, adjoint au sous-directeur
de l’éducation routière
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Pourquoi ce nouveau permis ?
Il répond à des demandes maintes fois exprimées
par l’ensemble des partenaires (formateurs, inspecteurs),
mais aussi à la nécessité d’appliquer
la
directive européenne de 1991 sur la durée et
le contenu de l’examen de conduite automobile. Il
s’inscrit par ailleurs dans le chantier présidentiel
: l’enjeu est de faire du nouveau permis un outil de
sécurité. Pour cela, il fallait améliorer
la qualité des épreuves théorique et
pratique. C’est ce que nous avons fait.
Pour les candidats, il est beaucoup plus difficile
à obtenir…
Non, on ne peut pas dire que l’examen soit plus difficile.
En revanche, l’obtention du permis de conduire résulte
désormais d’une préparation plus complète,
portant sur l’ensemble des objectifs théoriques
et pratiques du Programme de formation contenus dans le livret
d’apprentissage de l’élève. L’objectif
est d’obtenir des conducteurs mieux formés, plus
sûrs et plus respectueux du code de la route. Le permis
de conduire est l’un des outils efficaces pour y parvenir,
comme on peut le constater dans de nombreux pays d’Europe.
Pourquoi ne pas avoir instauré la nouvelle
épreuve pratique partout en même temps ?
C’était impossible ! Elle implique en effet une
logistique plus lourde. Les inspecteurs ne peuvent examiner
que 12 candidats par jour (au lieu de 20). Il faut donc former
450 nouveaux inspecteurs. Entre 2001 et 2003, 230 ont déjà
été recrutés. En 2004, il y en aura 100
de plus et les efforts devront être poursuivis en 2005.
Difficile d’aller plus vite : bien recruter et bien
former, cela prend du temps…
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