- 1. Des peines plus sévères
en cas d’homicide et de blessures involontaires
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Ce qui a changé
Si, par imprudence, inattention, non-respect d’une règle…,
vous êtes responsable d’un accident qui provoque
la mort ou des blessures involontaires, vous avez commis un
délit : vous êtes donc passible d’une peine
de prison.
Comment ?
La nouvelle loi prévoit une échelle de peines
plus sévères pour les responsables d’accidents
mortels ou corporels (accidents qui ont provoqué la
mort ou des blessures sérieuses entraînant une
incapacité totale de travail). De plus, six circonstances
aggravantes sont définies : - Violation délibérée
d’une obligation de sécurité ou de prudence
prévue par la loi ou le règlement. - Conduite
avec une alcoolémie supérieure à 0,5
g/l ou refus de se soumettre au contrôle d’alcoolémie.
- Conduite après consommation de stupéfiants.
- Conduite sans permis de conduire ou avec un permis annulé,
invalidé, retenu ou suspendu. - Dépassement
de plus de 50 km/h de la vitesse maximale autorisée.
- Délit de fuite. Si un accident entraînant un
homicide ou une blessure involontaire a été
provoqué avec une ou plusieurs de ces six circonstances
aggravantes, l’infraction sera sanctionnée de
manière encore plus sévère (voir le tableau
en téléchargement ci-dessous).
Pourquoi ?
Pour faire comprendre que la conduite n’est pas un acte
qu’on accomplit à la légère et
que la voiture peut être une arme mortelle.
> Télécharger
le tableau des peines maximales prévues par la loi
(PDF 99 ko)
- 2. La suppression du "permis
blanc"
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Ce qui a changé
Dorénavant aucun "permis blanc" (aménagement
de suspension du permis de conduire) ne sera plus délivré
si vous commettez certaines fautes graves et ce, même
pour des raisons professionnelles :
- homicide ou blessures involontaires,
- conduite sous l’empire de l’alcool,
- conduite après usage de stupéfiants,
- mise en danger de la vie d’autrui,
- grand excès de vitesse en récidive,
- délit de fuite.
Pourquoi ?
Cette mesure vise à mettre fin à la relative
indulgence qui accompagnait les suspensions de permis : en
2001, moins de 30 % de ces condamnations ont été
effectives du fait de la délivrance de "permis
blancs". Désormais, si une sanction est prononcée,
le délinquant ne pourra pas y échapper. Les
risques de récidive sont ainsi limités.
> Télécharger
le tableau sur les infractions et sur l'amende forfaitaire
(PDF 111 ko)
- 3.
Des peines complémentaires de sensibilisation
à la sécurité routière
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Ce qui a changé
Si vous êtes auteur d’un accident corporel, si
vous avez mis en danger la vie d’autrui – même
sans accident –, ou si vous avez commis un délit
(voir le tableau en téléchargement) prévu
par le Code de la route, vous pouvez être tenu de suivre
un stage de sensibilisation à la sécurité
routière, à vos propres frais.
Comment ?
Ce stage de sensibilisation à la sécurité
routière peut être prescrit par le juge pour
la quasi-totalité des infractions. Il devra alors être
effectué dans les six mois qui suivent la condamnation.
Auparavant, le stage de sensibilisation était prescrit
uniquement dans le cadre de l’alternative aux poursuites.
Pourquoi ?
Coupler répression et pédagogie figure parmi
les priorités de la loi. Les stages de sensibilisation
à la sécurité routière ont démpelant
quels sont les principaux facteurs de risques et les moyens
de les prévenir.
- Autres peines complémentaires
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La confiscation du véhicule
Votre véhicule pourra être définitivement
confisqué en cas d’infraction grave :
- homicide ou blessures involontaires,
- mise en danger de la vie d’autrui,
- conduite sans permis en récidive,
- conduite avec permis invalidé, suspendu, retenu ou
annulé,
- délit de fuite.
L’immobilisation du véhicule
Si vous commettez une infraction avec votre propre véhicule,
celui-ci peut être immobilisé. Cette période
peut atteindre un an en cas d’homicide ou de blessures
involontaires et de mise en danger de la vie d’autrui.
L’interdiction de conduire tout type de véhicule
Si votre comportement sur la route s’est révélé
dangereux, on peut même vous interdire de conduire des
véhicules sans permis (mobylette, scooter, voiturette).
Impossible de braver cette interdiction : cette peine complémentaire
fait l’objet d’une inscription au fichier des
personnes recherchées.
La rétention du permis en cas d’usage
de stupéfiants
Comme la conduite sous l’empire de l’alcool et
l’excès de vitesse supérieur ou égal
à 40 km/h, conduire après avoir consommé
des stupéfiants vous fait risquer la rétention
de votre permis de conduire.
- 4.
Des sanctions plus dures pour les récidivistes
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Ce qui a changé
- Si, pendant un délai de trois ans, vous commettez deux
grands excès de vitesse, vous êtes considéré
comme récidiviste et jugé en conséquence.
Pour les contraventions de 5e classe dont la récidive
constitue un délit (conduite sans permis et grand excès
de vitesse), le délai de récidive passe en effet
de un à trois ans.
- Par ailleurs, certaines sanctions sont aggravées pour
les récidivistes. En cas d’homicide involontaire
commis en récidive avec une ou plusieurs circonstances
aggravantes (voir ci-dessus), le tribunal peut prononcer une
interdiction définitive de repasser le permis.
Pourquoi ?
Pour exercer une influence durable sur le comportement des automobilistes
déjà condamnés.
- 5. Lutter contre les détecteurs
de radars et les kits de débridage pour cyclomoteurs
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Ce qui a changé
Les professionnels qui proposent à la vente les détecteurs
de radars et les kits de débridage sont plus sévèrement
punis qu’avant, de même que les utilisateurs de
détecteurs de radars.
Comment ?
Les personnes qui fabriquent, importent, commercialisent et
installent des détecteurs de radars et des kits de débridage
sont maintenant coupables d’un délit puni de deux
ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende.
Si vous utilisez des détecteurs de radars, vous vous
exposez toujours à une contravention de 5e classe –
punie d’une amende d’un montant maximal de 1 500
euros – et à une suspension de permis d’une
durée maximale de trois ans. Cette sanction est désormais
complétée par un retrait de deux points du permis.
Pourquoi ?
Pour renforcer la lutte contre ces activités frauduleuses
qui incitent les usagers à enfreindre le Code de la route.
Il s’agit également de protéger les jeunes
cyclomotoristes dont les engins, conçus pour rouler à
45 km/h, peuvent dépasser les 100 km/h lorsqu’ils
sont débridés !
Rappel
Si vous utilisez des kits de débridage, vous risquez,
comme avant, une contravention de 3e classe, punie d’une
amende d’un montant maximal de 450 €.
- 6. Protection des inspecteurs
du permis de conduire
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Les auteurs d’agression ou d’outrage à
un inspecteur du permis de conduire dans l’exercice
de ses fonctions risquent une interdiction de se présenter
aux épreuves du permis de conduire pendant trois ans.
- 7. Mieux sanctionner la
conduite sous l’empire de l’alcool
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Ce qui a changé
Maintenant, ce ne sont plus 3 mais 6 points qui peuvent être
retirés si vous conduisez avec un taux d’alcoolémie
compris entre 0,5 et 0,8 g/l. Cette infraction constitue toujours
une contravention de 4e classe, sanctionnée par une
amende de 750 euros (ou 135 euros, si c’est une amende
forfaitaire) et une suspension de permis pouvant atteindre
trois ans.
Pourquoi ?
Dès 0,5 g/l, les risques d’accidents sont multipliés
par 10. Il s’agit aujourd’hui de faire prendre
conscience aux usagers de la route de l’incompatibilité
fondamentale entre conduite et consommation d’alcool.
Rappels
- Pour un taux inférieur à 0,5 g/l de sang :
il n’y a pas d’infraction.
- Pour un taux égal ou supérieur à 0,8
g/l de sang : il s’agit d’un délit, puni
par une amende pouvant atteindre 4 500 euros, un retrait de
6 points du permis, une suspension de permis (pouvant atteindre
trois ans) et une peine de prison (pouvant atteindre deux
ans).
- 8. Réprimer plus
fermement la circulation sur les voies réservées
et le stationnement gênant
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Sont désormais des contraventions de 4e classe, sanctionnées
par une amende forfaitaire de 135 € :
- le stationnement sur un emplacement réservé
aux personnes handicapées ;
- la circulation, l’arrêt ou le stationnement
dans les couloirs de bus, les voies réservées
aux taxis ou les pistes cyclables.
- 9. Il faut payer l’amende
avant toute contestation
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Ce qui a changé
Pour certaines infractions, le propriétaire d’une
voiture qui souhaite contester une contravention doit payer
l’amende (consignation) avant d’entamer toute
procédure.
Comment ?
Pour les infractions suivantes :
- excès de vitesse,
- non-respect des feux rouges ou des signaux d’arrêt,
- non-respect des distances de sécurité,
- circulation sur des voies d’autobus ou sur des pistes
cyclables.
Le propriétaire d’une voiture qui veut contester
une contravention, mais n’est pas en mesure de justifier
du vol de son véhicule ou de fournir les coordonnées
de la personne qui conduisait, doit d’abord consigner
le montant de l’amende.
Pourquoi ?
Pour responsabiliser les propriétaires qui prêtent
leur véhicule, désengorger les tribunaux, limiter
le nombre de recours abusifs et permettre ainsi aux juges
de se concentrer sur le traitement des délits les plus
graves.
- 10. Jeunes conducteurs
: il faudra faire ses preuves
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Ce qui va changer
Un permis probatoire (voir
l'article sur le permis probatoire) est mis en place pour
les nouveaux conducteurs, d’une durée de trois
ans. Ce délai est réduit à deux ans pour
les personnes ayant suivi l’apprentissage anticipé
de la conduite.
Comment ?
À compter du 1er mars 2004, la réussite aux
épreuves du permis de conduire donnera lieu à
la délivrance d’un permis probatoire, doté
d’un capital de six points seulement. Les conducteurs
dont le permis a été annulé ou invalidé
par la perte des 12 points sont aussi concernés.
Pourquoi ?
Pour lutter contre la surmortalité des jeunes sur les
routes françaises (les 18-25 ans représentent
environ 25 % des tués), en les obligeant à une
plus grande prudence. Pour faire comprendre à tous
que l’obtention du permis de conduire n’est pas
définitive.
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- La conduite avec un téléphone portable tenu
en main constitue une contravention de 2e classe, punie par
une amende forfaitaire de 35 euros et un retrait de 2 points.
- Le non-port de la ceinture de sécurité ou
du casque constitue une contravention de 4e classe, sanctionnée
par une amende forfaitaire de 135 euros et un retrait de 3
points. S’ils n’attachent pas leur ceinture de
sécurité,
tous les occupants des poids lourds de plus de 3,5 tonnes
s’exposent eux aussi à une contravention de 4e
classe, sanctionnée par une amende forfaitaire de 135
euros et un retrait de 3 points. Même chose pour les
occupants des autocars ou autobus de plus de 3,5 tonnes.
- A venir : d’autres
mesures complémentaires
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La nouvelle législation comprend également
d’autres mesures généralistes de nature
à renforcer la sécurité sur les routes,
pour lesquelles on prépare les décrets d’application,
notamment :
- le déplacement des obstacles latéraux (pylônes,
transformateurs…) pour améliorer la sécurité
des infrastructures ;
- l’amélioration de l’information des services
de l’État en matière de réseaux
routiers et d’exposition aux risques, afin de recueillir
des données utiles à la prévention des
accidents ;
- la sécurisation du transport des matières
dangereuses et le respect de la réglementation du travail
par les transporteurs ;
- l’élargissement du pouvoir des experts automobiles
en matière de signalement des véhicules dangereux.
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